Présent le jeudi 12 février au Palais de l’Assemblée nationale à Abidjan, l’ancien président de l’institution et maire de Yopougon, Adama Bictogo, a mis fin aux spéculations qui agitaient les réseaux sociaux depuis plusieurs jours.
C’est par une publication sobre, accompagnée d’une photographie prise dans l’hémicycle, qu’Adama Bictogo a choisi de répondre à la rumeur. « Le jeudi 12 février, je me suis rendu au Palais de l’Assemblée nationale pour participer à la séance plénière consacrée à la ratification de la liste des candidats aux commissions permanentes », a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux, peu après 13h.
Un message qui sonne comme un démenti cinglant, après trois jours de circulation intense d’informations non confirmées évoquant une prétendue arrestation, voire un enlèvement de l’élu. Depuis le mardi 10 février, un faux communiqué attribué à un avocat alimentait les inquiétudes et les polémiques.
Une campagne « orchestrale »
Interrogé, Alain Toussaint, conseiller en communication d’Adama Bictogo, a été formel : « Il n’y a jamais eu d’arrestation, ni d’enlèvement. M. le maire est en sécurité, il exerce normalement ses fonctions. Ces allégations sont de pures fausses nouvelles. »
Son cabinet a également indiqué avoir saisi la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) afin d’identifier les auteurs de ces fausses informations, qui se sont propagées à grande vitesse sur WhatsApp et Facebook.
Un contexte judiciaire sensible pour le groupe SNEDAI
Si Adama Bictogo lui-même n’est pas visé par des poursuites, cette rumeur survit dans un climat judiciaire lourd. Début février 2026, le tribunal a condamné d’anciens cadres du Groupe SNEDAI, entreprise dont il est le président, à sept ans d’emprisonnement pour détournement de fonds. Le montant du préjudice est évalué à plus de 1,6 milliard de FCFA.
Ce contexte a sans doute alimenté la confusion, certains internautes ayant lié l’affaire judiciaire à la personne même de l’élu. Une assimilation que son entourage récuse vivement.
En apparaissant en personne à l’Assemblée nationale et en s’exprimant publiquement, Adama Bictogo semble avoir voulu couper court, par les faits, à ce qui ressemble de plus en plus à une tempête médiatique sans fondement.



