À Abidjan, Laurent Gbagbo a mené ses consultations politiques en recevant Assalé Tiémoko et Vincent Toh Bi, candidats recalés, pour discuter des enjeux du scrutin présidentiel d’octobre 2025.
Dans le cadre de la série de consultations qu’il a engagé depuis la validation de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle, l’ancien chef de l’État ivoirien Laurent Gbagbo a reçu jeudi deux personnalités dont les candidatures n’ont pas été retenues par le Conseil constitutionnel : le député Assalé Tiémoko et l’ancien préfet d’Abidjan Vincent Toh Bi Irié.
La rencontre s’est tenue au siège du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), à Abidjan. Selon un communiqué de la formation politique, les discussions ont eu lieu sur « les défis majeurs du processus électoral » lors du scrutin présidentiel prévu le 25 octobre 2025.
Candidatures invalidées
Le président Gbagbo était entouré de plusieurs cadres de son parti, notamment Assoa Adou, Hubert Oulaye, Koné Katinan, Dano Djédjé, Ackah Emmanuel et Me Touré Habiba.
« Cet entretien a été très riche en enseignements et en conseils », a déclaré Vincent Toh Bi à l’issue de la rencontre, sans donner davantage de détails sur le contenu des échanges.
Sur les 60 dossiers déposés auprès du Conseil constitutionnel, seuls cinq ont été retenus, dont ceux du président sortant Alassane Ouattara et de l’ex-Première Dame Simone Ehivet. Cinquante-cinq candidatures ont été rejetées, parmi lesquelles celles de Laurent Gbagbo, d’Assalé Tiémoko et de Vincent Toh Bi.
L’ex-chef de l’État, qui briguait un retour à la magistrature suprême, a vu sa candidature invalidée pour « insuffisance de parrainages » et absence d’inscription sur la liste électorale. Le député-maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, président du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire, a été recalé pour défaut de parrainage. Quant à Vincent Toh Bi, fondateur du mouvement Aube Nouvelle, son dossier a été déclaré irrécevable également pour défaut de parrainage.
Une réponse collective
Le rejet massif de candidatures par le Conseil constitutionnel continue de susciter de vives réactions dans la classe politique. Plusieurs figures de l’opposition dénoncent un processus « verrouillé » et appellent à des garanties pour un examen inclusif.
Ces rencontres interviennent au lendemain d’une première série d’échanges entre Laurent Gbagbo et des délégations de partis d’opposition, dont le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), le Front populaire ivoirien (FPI) et le mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS).
Selon ses proches, les consultations initiées par l’ancien président devraient se poursuivre dans les prochains jours avec d’autres acteurs de la scène politique, dans une tentative d’esquisser une réponse collective à ce qu’il qualifie de « mise à l’écart arbitraire » de certaines candidatures d’opposition.



