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Côte d’Ivoire / Climat socio-politique : Affi N’guessan veut créer son propre parti politique

Le Front populaire ivoirien (Fpi) n’est pas seul à croire en la victoire à la présidentielle de 2020. Cette formation politique, présidée par Pascal Affi N’Guessan, a été rejointe dans cette espérance par le Conseil pour la cohésion, la justice et le développement (Ccjd) dirigé par Mme Antoinette Koukougnon. L’acte de «mariage» a été scellé hier, jeudi 1er août 2019, au cours d’une rencontre au siège du Fpi sis à Cocody – Les II Plateaux Vallons. «Vous avez accepté que nous nous rejoignons pour constituer une force plus grande, c’est un message fort et cela nous réconforte. Cela signifie aussi que nous ne sommes pas loin de la vérité, que nous constituons toujours une espérance, que le travail que nous faisons est perçue positivement par d’autres compatriotes ou encore par d’autres leaders politiques», a déclaré M. Affi, entouré de ses plus proches collaborateurs dont le secrétaire général et porte-parole du parti, Issiaka Sangaré.

Selon lui, l’adhésion de cette formation politique au Fpi a tout simplement une signification spirituelle. Car, elle intervient à un moment où les Ivoiriens s’interrogent sur les forces politiques qui vont décider de la Côte d’Ivoire de demain. «Dieu nous parle, il nous envoie des signaux et nous donne des indices pour pouvoir percevoir ce qui va advenir. Mais, nous les hommes, nous ne sommes pas suffisamment attentifs. Cette cérémonie s’inscrit dans un processus de signalement. L’arrivée du Conseil écologique pour la justice et le développement me paraît être un signe fort», a-t-il assuré.

Message. Cette cérémonie a été également l’occasion pour l’ancien Premier ministre de «cracher» ses vérités. Affi N’guessan a évoqué sévèrement l’avenir de son parti. Pour le président du Conseil régional du Moronou, le Fpi est une «vieille maison » en pleine modernisation. M. Affi a d’abord expliqué que c’est une nouvelle aventure qui a commencé depuis la grave crise de 2010-2011. «Il y a eu le Fpi de 1990 à 2010 et il y a le Fpi que nous sommes en train de construire depuis 2011 dans un contexte nouveau», a-t-il dit. Ensuite, le «Lion du Moronou» comme l’appelle affectueusement les militants du Fpi, a mentionné que «le parti à la rose», en s’appuyant sur son histoire qu’il a construite avec les Ivoiriens dans le cadre de la réinstauration du multipartisme, de la promotion de la démocratie, de la justice… , doit maintenant «construire un nouveau parti». «Nous voulons construire un nouveau parti avec des idées enrichies car la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui n’a pas les mêmes problèmes que la Côte d’Ivoire de 1990», a-t-il déclaré estimant qu’aucun parti aujourd’hui ne peut gagner la confiance des Ivoiriens s’il n’a pas la capacité de se moderniser, de s’adapter aux défis nouveaux, aux problématiques nouvelles telles que la pauvreté grandissante, la crise de l’école, du système sanitaire, de l’environnement, du réchauffement climatique, de l’immigration, de la réforme du système international… «Nous avons vécu de 2002 à 2010, une grave crise internationale dans laquelle les organisations comme l’Onu, l’Union africaine, l’Union européenne… étaient impliquées dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Nous devons tirer les enseignements de ces présences et de ses conséquences qui font que pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous retrouvons des Ivoiriens dans un procès international à la Cour pénale internationale», a fait savoir le président du Fpi.

Affi N’Guessan, qui fait du changement de mentalité sa nouvelle arme, a demandé aux militants du parti de changer de paradigme en prenant en compte les graves crises qui secouent le monde. «Ce sont des éléments que nous devons intégrer dans nos démarches. Et ne pas le faire, rester accroché aux principes du passé, c’est véritablement construire sa marginalisation», a relevé le député de Bongouanou sous-préfecture avant d’ajouter: «Seuls, ceux qui savent s’adapter survivent aux crises. Si vous ne savez pas vous adapter, la crise vous emporte».

Aux désormais anciens militants du Ccjd, le président du Fpi a indiqué que son objectif, c’est véritablement de tirer profit de la compétence de chacun d’entre eux afin de donner davantage d’opportunités, d’émancipation et de promotion au parti. «C’est pourquoi dans les restructurations que nous allons nécessairement faire, nous allons voir comment utiliser les compétences de manière à ce que chacun ne soit pas la victime», a-t-il rassuré.

Réaction. Créé le 19 décembre 2016, le Ccjd est un groupement politique centriste et écologiste. Mme Antoinette Koukougnon a expliqué son «mariage» avec le Fpi pour des raisons «viables». «Nous avons un leader qui es réaliste et qui se penche sur le vécu des Ivoiriens. Nous avons des acquis que nous allons verser pour que la victoire soit certaine en 2020», a souligné Mme Koukougnon.

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