05072026Headline:

Côte-d’Ivoire/ Présidentielle 2020: Boni Claverie ” Il faut renforcer la paix, la stabilité avant d’organiser les élections ”

La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie était face à la presse mercredi pour se prononcer sur la situation du pays. Ce, au moment où le débat sur la CNI et sur la commission électorale fait rage. Ci-après son propos liminaire sans langue de bois.

A travers cette rencontre, l’URD, mon parti souhaite partager avec vous sa lecture de la situation socio-politique en Côte d’Ivoire.

En tant qu’opposants, nous sommes des lanceurs d’alerte et notre rôle est d’indexer les risques d’implosion que court notre pays, face à la décomposition progressive de notre société.

La situation est préoccupante, au triple plan politique, économique et social. Les derniers développements de l’actualité politique, la réalité des indicateurs macro-économiques et le cumul des frustrations sociales font peser une lourde hypothèque sur les fragiles équilibres de la Nation, impactent négativement la dynamique démocratique et menacent sérieusement la confiance en notre avenir. Ces signaux indiquent bien que notre bien commun court des dangers bien réels.
Et la perspective des échéances électorales de 2020 accroit la psychose déjà perceptible au sein des populations.
C’est pourquoi, à défaut de vous convaincre, je vais essayer de vous démontrer que mon parti juge inenvisageable la tenue d’élections en 2020.

Malgré les assurances données par le Président Ouattara, notre analyse est en parfaite contradiction avec les certitudes que tente de nous marteler le Chef de l’État.

C’est pourquoi, j’affirme haut et fort qu’on ne peut exiger du peuple ivoirien qu’il aille à l’abattoir. On ne peut lui imposer des élections à tout prix alors que les conditions de vie se détériorent et que le climat politique se crispe de plus en plus. Nombreux sont les Ivoiriens qui envisagent de s’exiler pendant cette période électorale par peur d’une guerre fratricide qu’ils ont raison de redouter.

Peut-être vais-je vous paraître alarmiste mais j’ai décidé de vous inviter à fixer vos regards sur le verre à moitié-vide, celui des déçus et des rejetés du système, ceux dont les vies ont été broyées par les injustices, les exilés, les prisonniers militaires dont le maintien en détention reste incompréhensible.

Lire sur connectionivoirienne

What Next?

Recent Articles