À Aboisso, Arthur Banga termine troisième aux législatives du 27 décembre 2025. Une défaite contrastant avec l’espoir affiché lors de sa campagne.
À Aboisso, les électeurs ont tranché. L’historien et analyste politique Arthur Banga ne les représentera pas – du moins pour le moment – à l’Assemblée nationale. Le candidat indépendant aux législatives du 27 décembre 2025 termine troisième, derrière le PDCI-RDA et ses rivaux, malgré une campagne optimiste et fortement mobilisatrice.
“Coup d’essai”
Le contraste est frappant. « Sokoura a parlé, avait publié le polémiste sur Facebook le matin du scrutin. Le meeting de fin de campagne restera gravé dans les mémoires. Tous les quartiers et villages étaient représentés, unis autour d’une même vision pour Aboisso. […] »
Sur Facebook, le soir du scrutin et bien avant la confirmation de la Commission électorale indépendante, Arthur Banga a reconnu sa défaite avec lucidité : « Coup d’essai… Demain sera meilleur. Merci Aboisso… ».
Et d’ajouter, dans une vidéo publiée avec son équipe, bouteille de champagne en main : « En 45 jours, on fait une élection avec une campagne magnifique. On termine troisième face à deux mastodontes. On passe la barre des 10 points… Je suis fier de travailler avec vous tous ».
Désillusion électorale
Docteur en histoire des relations internationales, spécialiste des stratégies militaires et enseignant à l’Université Félix Houphouët-Boigny, Arthur Banga est reconnu pour ses analyses sur l’armée ivoirienne et la coopération militaire France-Afrique. En juillet 2025, il intègre le conseil d’administration du Military History Consortium, une première pour un chercheur d’Afrique francophone.
Chroniqueur pour NCI, il a officialisé sa candidature en novembre 2025 pour porter la voix des habitants d’Aboisso-Commune. Sa campagne, centrée sur le slogan « Pour que rayonne Aboisso », mettait en avant proximité, inclusion citoyenne et développement local, notamment l’accès à l’eau potable et l’amélioration des infrastructures sociales.
Malgré un discours très positif, le résultat traduit une désillusion électorale. Pour Arthur Banga, cette expérience marque toutefois le début d’une transition vers la politique active, tout en poursuivant ses activités académiques et médiatiques. « Je pense que l’avenir est là. On est prêts pour l’avenir », dit-il.



