Les pro-Gbagbo ne décolèrent pas face au piège qui leur a été tendu à l’hôtel La Nouvelle Pergola sis à Marcory, boulevard de Marseille. Nombreux sont ceux d’entre eux qui ont été appelés par le ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, pour regagner ce lieu hautement sécurisé par l’Onuci. Selon Danièle Boni Claverie, c’est le numéro 2 de l’Onuci, Abou Moussa, joint par téléphone, qui lui a donné l’assurance de ce qu’elle serait protégée. Arguant l’existence d’un accord entre le gouvernement ivoirien et l’institution onusienne. «Lorsque je suis entrée à l’intérieur, j’ai compris que c’était un piège. Car le soir, nous avons été dépossédés de tout moyen de communication», a-t-elle regretté. Avant de s’insurger : «Je remarque que notre erreur, c’est d’être allé à La Nouvelle Pergola. Car tous ceux qui y étaient sont aujourd’hui à la barre». Selon le ministre Kata Kéké, c’est en ce lieu qu’il leur a été signifié qu’ils étaient en résidence surveillée avant d’être conduits manu militari à Boundiali.
C.N
Le Sursaut



