À l’approche du congrès du RHDP prévu les 21 et 22 juin 2025 à Abidjan, l’outil d’intelligence artificielle ChatGPT donne le nom du probable successeur d’Alassane Ouattara si ce dernier décidait de ne pas se représenter pour un 4e mandat.
En janvier dernier, “le champion” du Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) avait publiquement affirmé être en bonne santé pour continuer à servir la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara (himself), avait aussi fait une marge en laissant planer “sa volonté au moment venu” de passer la main à une nouvelle génération car pour lui, son parti « dispose d’une bonne demi-douzaine de profils crédibles » pour prendre la relève.
Pendant que les militants de région en région, de bastion en bastion, se mobilisent pour adouber Alassane Ouattara, au prochain congrès de juin, nous avons néanmoins interrogé ChatGPT sur l’éventuel candidat qui pourrait succéder au président. Le choix de ne pas se représenter afin de respecter sa parole est une option qu’il ne faut pas balayer de la main.
À l’IA nous avons demandé ceci :
“Le deuxième Congrès du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) se tiendra les 21 et 22 juin 2025 à Abidjan. Qui serait le meilleur candidat du parti au pouvoir au cas où le président Alassane Ouattara décidait de ne pas se représenter ? Dis nous pourquoi tu as choisi ce dauphin parmi une demi-douzaine ?”
À l’occasion, (ChatGPt) l’intelligence artificielle d’OpenAI, prédit Tiémoko Meyliet Koné, l’actuel vice-président comme choix pour succéder au président Ouattara: portrait d’un homme d’Etat discret, efficace et technocrate avec un carnet d’adresses bien fourni à l’international que dans la sous-région.
Tiémoko Meyliet : Le choix qui fera l’unanimité ou le plébiscite
Parmi les noms qui reviennent dont Alassane Ouattara (himself), Patrick Achi, Téné Birahima Ouattara, Adama Bictogo, l’IA parie sur Tiémoko Meyliet Koné au regard de son parcours de leader. Ancien diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA) d’Abidjan, dans la section des finances, il part à l’Université d’économie de Paris IX Dauphine, où il renforcera son bagage académique et professionnel. Après avoir servi en tant que stagiaire dans de prestigieuses institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI) et à la banque mondiale, Tiémoko Meyliet revient en Côte d’Ivoire et occupe le poste de directeur de la BCEAO à Abidjan, de 1983 à 1990.
L’homme ne s’arrête pas là, il va ajouter une autre corde à son arc en devant de 1991 à 1998, le Conseiller spécial d’Alassane Ouattara, alors directeur général adjoint du FMI, période pendant laquelle Meyliet se forge une solide réputation à Washington pour sa compétence et sa discrétion.
Après de longues années dédiées aux finances, Koné devient le directeur de cabinet du Premier ministre Guillaume Soro, de 2007 à 2011, où il gère des dossiers économiques sensibles dans un contexte post-crise. Son profil de technocrate le rend indispensable aux yeux du pouvoir. De 2011 à 2022, Tiémoko Meyliet Koné devient le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
À quelques semaines du congrès, le RHDP se retrouve face à son destin. Si le parti veut préserver son assise territoriale et capitaliser sur l’héritage d’Alassane Ouattara, il devra choisir un candidat qui pourra donc faire l’unanimité en rassurant les siens sans diviser.
Deux ans après la mort du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le dauphin connu pour représenter le parti, Ouattara crée en avril 2022 la surprise en nommant Tiémoko Meyliet Koné vice-président de la République. Et depuis sa nomination, Tiémoko Meyliet Koné représente le Chef de l’Etat à d’importants rendez-vous nationaux et internationaux, dont le Forum sur la résilience économique Afrique-USA, le 7 décembre 2022 à Washington D.C. aux États-Unis, le Couronnement du roi Charles III tenu le 6 mai 2023 à Londres au Royaume-Uni (…) C’est à croire que ce choix n’est pas anodin.
Meyliet incarne un profil technocratique rassurant pour les partenaires internationaux et l’appareil d’État. Sa proximité avec Ouattara, bâtie sur des décennies de collaboration, fait de lui un bras droit, capable de porter le flambeau sans perturber les équilibres internes du parti.
Le RHDP face à son destin
A une période où la Côte d’Ivoire cherche à conjuguer croissance économique et stabilité politique, Tiémoko Meyliet Koné apparaît comme un maillon important d’une alternance mesurée. À l’image d’un leader discret, il avance avec stratégie et courtoisie. Face à une opposition qui s’organise et veut tirer son épingle du jeu électoral et un électorat très exigeant, le RHDP devra jouer cash et Tiémoko Koné, bien qu’issu de l’appareil d’État, pourrait aider à filer du bon coton.
À quelques jours de la tenue du congrès, le RHDP se trouve face à son destin. Si le parti veut préserver son assise territoriale et capitaliser sur l’héritage d’Alassane Ouattara, il devra choisir un candidat qui pourra de l’unanimité ou du plébiscite en rassurant les siens sans diviser. Dans ce jeu d’équilibrisme, l’IA, à travers ChatGPT, vient mettre les pieds au plat en “prophétisant” Tiémoko Meyliet Koné comme “carte maîtresse” du congrès du parti au pouvoir.



