
Y aller ou pas ? D’après des responsables du parti Pastef, cette question a fait débat ces derniers jours, et a fait l’objet de médiations. Ousmane Sonko ne s’était pas présenté au tribunal mardi dernier. L’opposant se trouvait toujours lundi en fin de journée à Ziguinchor dans le sud du pays, ville dont il est maire, à environ 450 kilomètres de la capitale.
Ses avocats ont pourtant affirmé avoir « conseillé » à Ousmane Sonko de « venir répondre », dans ce dossier « vide, voire squelettique » selon Maître Bamba Cissé, « si les conditions de sécurité sont réunies »
En cas de procès par contumace, la défense de l’opposant ne pourrait plaider. En cas d’éventuelle condamnation, il ne pourrait pas faire appel, et d’après le code électoral, « les individus en état de contumace ne peuvent être inscrits sur les listes électorales ». L’enjeu est donc une nouvelle fois l’inéligibilité pour la présidentielle de l’an prochain.
« Ousmane Sonko n’ose pas être confronté à Adji Sarr, il préfère se cacher », affirmait Me El Hadj Diouf avocat de la plaignante la semaine dernière. « Pour des raisons de sécurité », le gouverneur de la région de Dakar a une nouvelle fois interdit la circulation des motos pour cette journée de mardi.


