Le milliardaire nigérian Aliko Dangote a annoncé, samedi 21 février, que les citoyens nigérians pourront bientôt acquérir des actions de Dangote Refinery, son méga-complexe pétrochimique situé près de Lagos
. L’homme d’affaires, président du Dangote Group, a précisé que cette ouverture du capital interviendra « d’ici quatre à cinq mois au maximum », dans le cadre d’une introduction en bourse actuellement en préparation.
Cette déclaration a été faite lors d’une visite officielle des installations par Bayo Ojulari, directeur général de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), accompagné de plusieurs hauts responsables du groupe public. Aliko Dangote a rappelé à cette occasion le rôle clé de la NNPC en tant que partenaire stratégique et actionnaire du projet, soulignant que l’entreprise publique détient 7,25% du capital de la raffinerie.
Un projet industriel stratégique pour le Nigeria
Capable de traiter jusqu’à 650 000 barils de pétrole brut par jour, la raffinerie de Lekki est présentée comme la plus grande du continent africain. Son ambition : réduire la dépendance du Nigeria aux importations de carburants et faire du pays un acteur exportateur de produits raffinés en Afrique de l’Ouest.
Entrée partiellement en activité en 2023, l’usine cherche désormais à stabiliser sa production et à diversifier ses sources de financement, après plus d’une décennie d’investissements colossaux.
Des dividendes en naira ou en dollars
Pour séduire les investisseurs nationaux et internationaux, le groupe a indiqué que les dividendes issus de la raffinerie pourront être versés aussi bien en naira (la monnaie nationale) qu’en dollars américains. La mesure reflète les revenus en devises générés par l’exportation des produits pétroliers et pétrochimiques issus du site.
L’ouverture prochaine du capital représente une étape symbolique pour le conglomérat Dangote, souvent accusé de peser trop lourdement sur l’économie nationale. Elle pourrait aussi constituer, pour de nombreux Nigérians, une occasion de participer directement à un projet industriel d’envergure nationale, dans un contexte de forte volatilité de la monnaie et de crise énergétique persistante.



