05292026Headline:

Bénin: Le nouveau président Romuald Wadagni a instauré deux réformes institutionnelles majeures

Le nouveau président béninois restructure le travail gouvernemental dès son premier conseil inauguré jeudi à Cotonou.

Le président béninois Romuald Wadagni, investi dimanche 24 mai après sa victoire à l’élection présidentielle du 12 avril dernier, a annoncé jeudi l’instauration d’un Conseil des ministres à périodicité mensuelle et le rétablissement d’un ministère dédié à la Communication, deux changements institutionnels marquants issus du Conseil des ministres inaugural de son septennat 2026-2033.

Successeur de Patrice Talon, qui a épuisé ses deux mandats constitutionnels à la tête du pays, Wadagni a présidé son premier conseil en fixant d’emblée le nouveau cap de l’action gouvernementale.

Un Conseil des ministres mensuel

Désormais, le Conseil des ministres se réunira en sessions ordinaires « tous les premiers mercredis du mois », des sessions extraordinaires demeurant possibles en cas de besoin. Le comité interministériel se tiendra quant à lui les premiers et troisièmes lundis du mois, complété par des conseils de cabinet sectoriels entre ces deux instances.

Le ministère de la Communication de retour

Supprimé sous le précédent mandat, le portefeuille de la Communication fait son retour au sein du gouvernement Wadagni. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a rejeté toute lecture négative de ce rétablissement. « Cela ne tient pas, de mon point de vue, d’un constat d’échec, non, bien au contraire », a-t-il déclaré, qualifiant la disparition de ce ministère de simple parenthèse « temporaire ». Il s’est dit convaincu que la nouvelle ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou « ne manquera pas de faire un travail formidable » avec la presse et les acteurs du secteur.

Les autres orientations du septennat

Sur le fond, le président Wadagni a fixé comme priorités majeures l’éradication de l’extrême pauvreté — via une « régionalisation plus significative du développement » — et le renforcement de la sécurité nationale. Il a par ailleurs exhorté ses ministres à se considérer non comme des bénéficiaires d’un « privilège personnel » mais comme des serviteurs d’« une confiance de la nation », les astreignant à « une obligation d’exemplarité, de sobriété, d’intégrité et de solidarité ».

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