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Levée des sanctions : La Guinée réintègre la CEDEAO

Le mercredi 28 janvier 2026, la CEDEAO a procédé à la levée de toutes les sanctions contre la Guinée en actionnant la réintégration du pays dans ses instances. La Guinée tourne officiellement la page de ses années de suspension. Réunis en Conseil de médiation et de sécurité, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont annoncé la levée immédiate de toutes les sanctions résiduelles visant le pays.

Cette levée, prise le 28 janvier 2026 à Abuja, met fin à un processus commencé après le changement de gouvernement survenu en septembre 2021. La Guinée est désormais « réintégrée pleinement dans tous les organes décisionnels de la CEDEAO et dans les activités d’intégration régionale ».

Un parcours de transition couronné par des élections
La décision de la CEDEAO fait suite à l’accomplissement d’un calendrier de transition. Les autorités guinéennes s’étaient engagées, via une feuille de route signée en octobre 2022, à rétablir l’ordre constitutionnel avant fin 2025. Cet engagement a été tenu. La conférence des chefs d’État a salué « la tenue réussie d’un référendum constitutionnel le 21 septembre 2025, suivi d’une élection présidentielle le 28 décembre 2025 ». Ces scrutins, observés positivement par des missions de la CEDEAO, de l’Union européenne et d’autres organismes indépendants, ont permis l’investiture d’un président démocratiquement élu. L’organisation régionale a adressé ses félicitations officielles. Dans son communiqué, elle « félicite le gouvernement et le peuple de la République de Guinée pour le bon déroulement de l’élection présidentielle pacifique » et reconnaît l’investiture du président.

Elle encourage le gouvernement guinéen à « tirer parti du rétablissement de l’ordre constitutionnel pour intensifier le dialogue national entre toutes les parties prenantes
La CEDEAO a une mention spéciale pour « Mamadi Doumbouya pour son élection et son investiture en tant que président de la République de Guinée ». Les dirigeants ouest-africains l’encouragent à « poursuivre des politiques visant la cohésion, l’unité nationale et la prospérité inclusive du peuple guinéen ». La CEDEAO formule des recommandations pour l’avenir. Elle encourage le gouvernement guinéen à « tirer parti du rétablissement de l’ordre constitutionnel pour intensifier le dialogue national entre toutes les parties prenantes ». L’objectif est de renforcer « l’inclusion, la cohésion et le consensus national » à l’approche des prochaines échéances, comme les législatives. La Conférence exhorte également Conakry à intensifier « ses efforts visant à consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l’état de droit ainsi que le développement économique et social ».

La décision rend également hommage aux différents acteurs qui ont accompagné la transition. La CEDEAO « félicite la Commission de la CEDEAO pour avoir accompagné le processus de transition guinéen jusqu’à son aboutissement » et la charge de préparer des initiatives pour soutenir la reconstruction et la consolidation de la paix. Elle salue également les efforts de médiation de « Boni Yayi, ancien président du Bénin », ainsi que l’apport de l’Union africaine, des Nations unies et de tous les autres partenaires internationaux. Cette réintégration complète marque la normalisation des relations entre la Guinée et ses partenaires régionaux. Elle permet au pays de retrouver sa voix dans les instances de décision de la CEDEAO à un moment où l’Afrique de l’Ouest fait face à d’importants défis sécuritaires, politiques et économiques. Pour le président Mamadi Doumbouya, c’est une légitimité régionale renforcée alors qu’il engage son mandat.

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