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Nigeria: Le gouvernement veut réduire la consommation de la peau de bœuf ”pklo”

Le gouvernement nigérian vient d’annoncer une vaste campagne de sensibilisation visant à réduire la consommation de la peau de bœuf, connue localement sous le nom de ponmo au Nigeria et appelé pklo en Côte d’Ivoire.

Très appréciée dans de nombreux plats traditionnels ouest-africains, cette spécialité culinaire fait aujourd’hui l’objet de préoccupations économiques et sanitaires.

Préserver une industrie du cuir jugée stratégique
Selon les autorités nigérianes, la consommation massive de ”ponmo” détourne une ressource essentielle à l’industrie du cuir, un secteur en pleine relance et considéré comme stratégique pour la création d’emplois et la diversification de l’économie.

« Chaque peau transformée en ponmo est une perte pour l’industrie du cuir », affirment les responsables du ministère du Commerce. Le gouvernement souhaite donc réorienter davantage les peaux brutes vers la transformation industrielle plutôt que vers l’alimentation.

Des inquiétudes sanitaires mises en avant
Au-delà de l’enjeu économique, le gouvernement évoque également des risques sanitaires. Certaines peaux destinées à la consommation doivent être traitées avec des produits chimiques toxiques ou proviendront de circuits d’abattage non contrôlés. Les autorités appellent donc la population à limiter leur consommation et encouragent les services sanitaires à renforcer les contrôles.

Un message qui pourrait concerner la Côte d’Ivoire
La mesure nigériane attire l’attention en Côte d’Ivoire, où le pklo demeure un ingrédient apprécié dans plusieurs mets, notamment avec le placali.

Ce produit connaît une forte demande sur les marchés ivoiriens.

La campagne nigériane pourrait donc avoir un impact sur l’approvisionnement local, voire relancer le débat sur la qualité et l’origine des produits commercialisés dans le pays.

Si la peau de bœuf reste un symbole culturel et un plaisir gustatif pour de nombreux consommateurs ouest-africains, les autorités nigérianes affirment vouloir trouver un équilibre entre préservation des traditions et développement industriel.

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