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RD Congo : Reprise des combats dans le Sud-Kivu après une paix fragile

Mardi 11 février 2025, des affrontements ont éclaté dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Les combats ont opposé l’armée congolaise aux membres du M23, soutenus par des troupes rwandaises, à proximité de la localité d’Ihusi, située à environ 70 kilomètres de Bukavu, la capitale provinciale. Ces nouvelles hostilités surviennent après une courte période de calme relative, à la suite des combats dans la ville de Goma, dans le Nord-Kivu. Cependant, malgré les appels à la paix, les affrontements ont repris avec des tirs et des explosions entendus dans la région de Ihusi. Selon des sources locales et sécuritaires, les combats ont redoublé d’intensité au matin du 11 février.

Renforts de l’armée congolaise et mobilisation à Kavumu
Des informations locales indiquent que les troupes du M23 et les forces rwandaises ont attaqué des positions stratégiques des forces armées congolaises. Bien que le gouvernement congolais n’ait pas encore publié de déclaration officielle, des renforts militaires seraient en route vers Kavumu, une localité clé où se trouve la principale base militaire congolaise dans la province. Le gouverneur du Sud-Kivu a, quant à lui, assuré que l’armée est prête à défendre Bukavu.

L’appel au cessez-le-feu de la SADC et de l’EAC
Ces affrontements interviennent après un appel à la paix émis le 8 février 2025 par la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) et l’EAC (Communauté d’Afrique de l’Est), qui demandaient un cessez-le-feu dans les cinq jours suivant leur sommet en Tanzanie.

Les Nations Unies ont confirmé que les nouveaux affrontements dans le Sud-Kivu ont conduit à des déplacements massifs de population.
Cependant, les combats persistent, accentuant la tension dans la région.

Les conséquences humanitaires de la reprise des combats
Les Nations Unies ont confirmé que les nouveaux affrontements dans le Sud-Kivu ont conduit à des déplacements massifs de population.

Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint de la MONUSCO (Mission de stabilisation de l’Organisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo), a indiqué que les combats continuaient, et que le M23 pourrait chercher à progresser vers Bukavu, avec des conséquences dramatiques pour la population civile.

La tragédie des victimes à goma
Alors que les combats se déplacent vers le Sud-Kivu, la ville de Goma, dans le Nord-Kivu, continue de vivre dans le deuil. De nombreux habitants enterrent leurs proches, certains ayant perdu toute leur famille dans les récents affrontements. “Aujourd’hui, j’ai creusé 53 tombes”, confie Amani, un habitant de Goma. Les enterrements sont réalisés dans l’urgence pour prévenir la propagation d’épidémies.

La Croix-Rouge et les volontaires face à la situation désastreuse
Tout au long de la journée, des bénévoles de la Croix-Rouge transportent les corps dans des sacs mortuaires pour les ensevelir rapidement. “Ma femme est morte, ma fille est morte…

Elles ont été bombardées près de l’aéroport”, raconte Emmanuel, un habitant bouleversé. Les familles font face non seulement à la perte de leurs proches, mais aussi à la menace de pillages, de meurtres et de vols dans un contexte de guerre dévastateur.

La situation en République Démocratique du Congo reste extrêmement tendue, et l’espoir d’une paix durable semble de plus en plus fragile.

 

 

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