Avant ses deux grands concerts au Palais de la Culture de Treichville
Interview exclusive/ Meiway dévoile : « J’ai touché beaucoup d’enveloppes de partis politiques »
« Je n’ai jamais été pour le multipartisme »
« Je suis la locomotive de la musique ivoirienne »
Avant ses deux grands concerts du vendredi 23 et lundi 26 décembre au Palais de la Culture de Treichville, Meiway s’est rendu au studio du Groupe Olympe où il s’est prêté aux questions des journalistes de Linfodrome, Soir Info et L’Inter.
A quoi le public devra s’attendre avec « Illimitic » sur scène ?
Ça peut donner de l’insolite, de l’extraordinaire et du particulier parce que c’est du jamais vu. Depuis que l’album est sorti, c’est la première fois que nous allons faire un concert en Côte d’Ivoire. Donc c’est à découvrir. C’est une nouvelle chorégraphie, c’est une nouvelle façon de s’habiller, c’est une nouvelle façon de danser, c’est une nouvelle façon même de se positionner sur scène et souffrez que je n’en dise pas plus. Il faut simplement venir découvrir.
Comment Meiway explique-t-il le fait que depuis 27 ans qu’il fait le Zoblazo, il n’y ait que lui seul à le promouvoir ?
En réalité, j’ai créé une musique et j’ai cet avantage-là d’avoir innové puisque le Zoblazo n’exitait pas avant. Seulement, c’est une musique d’initiés. Moi, pour faire cette musique, je suis allé à Bassam, dans les villages, j’ai écouté les vieux. À l’heure où on demande aux vieilles personnes de quitter, moi je suis allé vers les vieux pour écouter, pour entendre, pour m’initier, pour m’inspirer des folklores pour faire mon Zoblazo. Celui qui ne suit pas ce cheminement ne pourra jamais réussir dans le Zoblazo. Voilà le secret.
Le titre « Illimitic » que porte votre album n’est-il pas une forme voilée de la célébration et la promotion de cette secte dite ‘’Illuminati’’ ?
(Il rit aux éclats) On m’a déjà posé une question là-dessus. J’ai tourné récemment le clip de « Petit kakaba » où je portais un t-shirt avec un œil, on a tout de suite associé ce t-shirt à une appartenance à une secte. Je dis mais ça paraît à mon avis réducteur. Si pour être musulman ou chrétien, il faut porter un t-shirt pour le prouver, j’estime que c’est très réducteur. Je pense qu’il faut s’éloigner de ces clichés, je suis catholique averti, confirmé et je l’affirme dantage après la question que vous venez de poser. Je reste très attaché à ce que Dieu m’a donné comme chance et je me retrouve devant vous parce que j’ai cette chance d’être une personnalité, une célébrité et je dois tout cela à Dieu. Je dois donc beaucoup à Dieu, à l’église et nulle part ailleurs.
Quelle est la particularité de votre album « Illimitic » et quel est le message qui en découle ?
« Illimitic » comme son nom l’indique, c’est un album sans limite. C’est un album qui caractérise un peu tout ce que j’ai voulu attendre de ma musique, le Zoblazo. Cette musique qui est déjà à sa base et dans sa source métisse parce que nous dans le groupe Akan, on vient un peu de partout, d’une même source, le Ghana mais il y a les Agni, les N’Zima, les Baoulé, les Attié et énormément de découvertes. Et ce métissage, j’ai voulu le voir évolutif et c’est pourquoi j’ai traversé les frontières Akan pour aller par exemple chez les Krou en parlant de Monogaga, chez les Wê. C’est cette envie de faire évoluer ma musique et de la faire traverser les frontières qui fait en sorte que j’ai voulu affirmer davantage ces titres ce métissage culturel qui caractérise aussi mon pays, la Côte d’Ivoire. Et puis, aussi, je pense que c’est une valeur qu’il faut protéger parce que la Côte d’Ivoire est une plaque tournante de l’Afrique de l’Ouest et même de l’Afrique toute entière à cause de ce métissage culturel. J’essaie donc de faire ressentir tout cela dans ma musique davantage avec tout ce qu’on a vécu dans les crises et je pense donc qu’il est grand temps de remettre les pieds dans le plat de la vraie source de la réussite de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, à mon humble niveau, dans ma musique j’essaie de la faire ressortir.
Meiway, c’est 27 ans de carrière. Sommes-nous tenté de vous demander quel est votre secret de longévité ?
L’enseignement que je retiens, c’est que j’ai rêvé tout petit d’être une star dans mon pays et aujourd’hui je suis une star hors de mon pays. J’évolue sur dubonus et je rends grâce à Dieu et je suis plus que satisfait. De « Ayibébo » mon premier album jusqu’à aujourd’hui, j’ai parcouru beaucoup de chemin et l’adition d’expériences que j’ai connues me permet aujourd’hui d’avoir le bon recul pour guider les plus jeunes. Cela me permet aussi d’avoir un vécu grâce auquel je me remets en question à chaque expérience. Et si longévité il y a, c’est peut-être une part du secret. Je suis quelqu’un qui ressemble un peu à un ordinateur. Je fais des mises à jour régulières et chaque fois qu’il y a une tendance qui surgit, je me demande pourquoi ça marche. Si ça marche, dans ce cas, il faut que j’écoute pour prendre un peu pour l’adapter à ce que je fais. Voilà donc pourquoi peut-être que je suis encore là autant d’années après. Je le conseille d’ailleurs à tout le monde parce plus on évolue en dormant sur ses lauriers, moins on progresse.
Dans l’un des titres de l’album « Illimitic » notamment « Edja », vous rendez hommage aux victimes de l’attentat de Grand-Bassam. Pour un hommage à des morts, on note cependant un titre très coloré avec des airs festifs. À quoi cela répond-il ?
(Rire) Je suis Akan et chez nous on célèbre les morts. Celui qui s’en va définitivement, il faut qu’on le fête parce que c’est la dernière fois qu’on le voit. Et ça, j’ai voulu le faire ressentir dans la chanson. Bassam a été frappée, on a vu de morts, c’était une atrocité et c’était la première fois que cela arrivait à la Côte d’Ivoire. Si on s’attriste là-dessus, on encourage la bêtise, on encourage le djihadisme. C’était ma façon à moi de dire que non seulement traditionnellement on fonctionne de cette façon-là mais au-delà de la tradition on peut vaincre le djihadisme, on peut vaincre la lâcheté. C’était ma contribution pour dire quelque part que la Côte d’Ivoire reste debout face à cette ânerie djihadiste.
« Petit kakaba » est un autre titre de cet album sujet à polémiques. Pensez-vous vraiment qu’il était opportun pour vous de répondre à Debordo ?
Je suis très déçu par la question et je vais vous dire pourquoi. Quand ce jeune homme a demandé aux vieilles personnes de quitter, vous lui avez posé la question ? Vous lui avez demandé pourquoi ? Mais moi vous me posez la question. C’est-à-dire que vous encouragez la mauvaise éducation. Vous la presse, vous encouragez les enfants qui demandent aux vieilles personnes de quitter. Je vous ai dit tout à l’heure que ce que je fais, je le tiens d’un relais qu’on m’a passé . Ce sont des vieilles personnes qui m’ont dit tiens le relais parce que tu es venu vers nous, on va te transmettre notre connaissance, prends cela et puis vas-y, c’est une bénédiction. Et quand on demande à une vieille personne de quitter, qui va te transmettre cette connaissance ? Vous croyez que ces jeunes-là ont des repères ? Vous croyez que ces jeunes-là ont une culture de la tradition ? Si vous leur demandez aujourd’hui de faire du Yatchana, est-ce qu’ils peuvent le faire ? Si vous leur demandez de faire de l’Aloukou, du Bôlo, du Débahou, de l’Abissa, de l’Abodan, je peux en citer on va dormir ici. Je connais tout cela parce qu’il y a des vieux que j’ai respecté qui m’ont transmis cela. Debordo est mon petit. Je l’aime beaucoup. J’ai déjà partagé des scènes, il a déjà fait beaucoup des premières parties à mes concerts. C’est mon devoir de le protéger et je le protège à ma façon. Ce que vous n’avez pas fait parce que vous n’avez rien dit. Moi, je lui ai dit mon petit on ne fait pas cela, c’est tout. Et il faut avoir le courage de le faire. Moi je l’ai fait. Il y a beaucoup de vieilles personnes qui ne l’ont pas fait. Vous pensez que ces gens-là ont raison de se taire ? La Côte d’Ivoire, vous voulez qu’elle évolue comment ? Il faut qu’on commence à éduquer nos plus petits. C’est eux qui vont faire la Côte d’Ivoire de demain. Et moi c’est ma petite contribution.
Et pourquoi ce titre « Bipoya » qui met à nue un pan de la vie de votre aîné et ami Victor Yapobi ?
Victor Yapobi est mon grand frère, il m’a vu grandir dans la musique. Il m’a vu grandir au quartier France-Amérique à Treichville. J’ai beaucoup de respect pour lui. Et en général quand un artiste chante le nom de quelqu’un, c’est pour l’immortaliser quelque soit son nom. On ne sera même plus là que cette chanson va continuer de circuler. J’immortalise quelqu’un quelque soit ce que je dis. Je souhaite qu’il retienne au moins cela. Mais, n’empêche que le thème que j’ai abordé est un thème qui m’a interpellé parce que ce buzz s’il laisse quelqu’un indifférent, franchement c’est qu’il y a problème. C’est la première fois depuis que je connais le concours Miss Côte d’Ivoire, depuis les années 85, que je vois un scandale de ce niveau. « Tu as abusé de moi ». Une femme dans la foule qui s’adresse au président du Comici avec toutes les caméras. Je dis waouh quel scandale ! Cela m’a inspiré et je me suis dit qu’il faut que j’écrive une chanson sur cette affaire. Et voilà cela a donné « Bipoya ». Je pense que c’est ma petite contribution pour la célébration des scandales dans notre pays.
Entre Meiway et Koffi Olomidé, il nous revient que vous entretenez une amitié de façade. Vous auriez même accusé votre ami Koffi Olomidé de vous plagier…
Koffi et moi sommes peut-être entre la Côte d’Ivoire et la RDC les meilleurs amis du monde. Je peux vous lire tous les messages que je reçois chaque jour sur Whatsapp. C’est pour vous dire que notre relation reste très fraternelle. Cependant, dans les relations entre artistes, il faut considérer le privé et le professionnel. Les clashs dans la presse, c’est souvent pour faire de la pub et beaucoup de vidéos. Mais derrière les caméras ils se retrouvent dans les bars à boire un verre ensemble. Attention, ne vous trompez pas. Pour revenir à votre question, retenez une chose : le « 13ème apôtre », le vrai, c’est moi. La première fois que j’ai sorti cette expression, c’était sur l’album Golgotha. C’était en 2004. L’album de Koffi « 13ème apôtre », c’était quand ? Vous ne l’avez même pas retenu. Je disais dans une chanson qui était l’introduction à « Kakamou prudencia… Abraham Golgotha le 13ème apôtre », depuis 2004 vous n’avez même pas entendu. Lui, il sort « 13ème apôtre » tout le monde croit que c’est lui le véritable auteur. Je n’ai même pas besoin d’ouvrir ma bouche. Normalement un journaliste devrait intercepter cela et dire que nous, on a entendu cela déjà avec Meiway, pourquoi vous êtes aujourd’hui le « 13ème apôtre » ? Et vous trouvez que moi j’en fais une polémique ? Donc pour moi, il n’y a pas de guerre, c’est légitime. « Selfie », j’ai pas mes documents avec moi mais j’ai encore le brouillon que j’étais en train d’écrire qui était. Comme on converse souvent et qu’on se dit des choses, je comprends qu’il y ait des choses qui m’échappent.
Meiway, côté jardin, ça donne quoi ?
Je pense que j’ai suffisamment parlé de ma vie privée dans la presse et sur les réseaux sociaux. J’ai décidé de ne plus en faire cas parce que ma progéniture et des personnes qui partagent mon intimité n’apprécient pas. Donc je suis désolé, je ne peux pas revenir la-dessus. N’empêche que tout le monde le sait. J’ai longuement parlé du nombre d’enfants que j’ai, du nombre de mères, je ne vais pas encore revenir dessus. Ce n’est plus d’actualité, tout le monde le sait.
Pourquoi vous êtes-vous opposé, dans ses débuts, que votre fille se lance dans une carrière musicale ?
Mais c’est légitime. Quand je refuse c’est parce que j’ai le bon recul. Et ce recul est un recul qui me permet de lui dire oui ou non. Je sais les coups que je prends. La preuve, vous n’arrêtez pas de tirer sur moi depuis que je suis assis. Je prends des coups chaque jour. Ça c’est la presse déjà. N’empêche qu’entre nous les artistes on en prend aussi. Imaginez les femmes les coups que les femmes peuvent prendre. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus compliqué pour une femme quand elle est artiste. Pour percer, vous êtes souvent obligés d’entrer dans la promotion canapé et d’offrir vos services dans un autre domaine à des gourous. Donc je ne peux pas souhaiter cela à ma fille. C’est pour cela que j’étais réticent. Et là, je parle particulièrement de musique africaine. Dieu seul sait que moi Meiway, je n’aime pas trop dire cela parce que je l’ai dit suffisamment et que cela a fait couler beaucoup d’encre, je vais vous le, dire une dernière fois je suis numéro 1 dans ce pays. Mais quand on est numéro 1 dans un pays comme la Côte d’Ivoire, un pays émergent, moi je devais avoir un jet privé. Cette interview devait se faire dans mon jet. Pourquoi je ne l’ai pas ? Vous voyez un peu le manque à gagner pour quelqu’un comme moi qui est piraté dans son pays, mes droits d’auteur télé-radio, on a commencé à les payer que l’année dernière depuis 27 ans. C’est depuis l’année dernière qu’on a commencé à les distribuer aux artistes en Côte d’Ivoire. Voilà le manque à gagner dans notre métier. Vous voulez que j’encourage mes enfants à faire cela en Afrique ? Je suis en train de préparer deux concerts. Tous les amis que je vois c’est « Djo et mon billet, et mon invitation ? ». Si je veux écouter mes amis, mon concert c’est guichet fermé mais gratuit. Voilà les réalités en Afrique. On ne peut pas encourager son enfant à cela. Voilà pourquoi je suis réticent. N’empêche qu’elle m’a eu parce qu’elle a dit qu’elle veut chanter pour Dieu. Là, je ne discute plus. Je suis chrétien, ma fille veut chanter pour Dieu, je l’accompagne. Et c’est comme cela que j’ai accepté de l’accompagner. Mais si c’était dans mon domaine on serait peut-être encore en train de palabrer.
Meiway c’est aussi des positions politiques. Quelle est la plus grosse enveloppe reçue à ce jour pour vos engagements politiques ?
Je vais vous rassurer tout de suite. J’ai touché beaucoup d’enveloppes des partis politiques en Côte d’Ivoire mais c’était des contreparties strictement professionnelles. Vous me sollicitez pour venir faire un concert de campagne, de lancement d’un produit ou la fête d’un parti, écoutez, il faut quand même que je sois payé c’est mon métier. J’ai travaillé avec tous les partis de Côte d’Ivoire : Pdci, Rdr, Fpi, Udpci et tous ces 4 partis m’ont honoré. Le premier c’était Houphouët Boigny, donc le Pdci. Je n’étais même pas chanteur. J’ai été reçu en tant que meilleur élève de Côte d’Ivoire. À l’époque, j’étais au CE2. J’étais parmi les élèves reçus par Houphouët Boigny au palais présidentiel. J’ai eu le prix de l’excellence sous le régime Henri Konan Bédié. J’ai été pour la première fois décoré dans l’ordre national et même dans l’ordre du mérite culturel par le général Guéï Robert sous son régime. Il m’a fait chevalier dans l’ordre du mérite culturel. J’ai été décoré par le président Gbagbo. Il m’a fait officier dans l’ordre du mérite culturel et commandeur dans l’ordre du mérite culturel. Le président Alassane Ouattara m’a fait officier dans l’ordre national. Tous ces partis m’ont reconnu. Donc je pense que si aujourd’hui on tire politiquement sur moi, je trouverai que ce serait paradoxal parce que si tous ces partis me reconnaissent, c’est certainement parce que je suis un exemple.
Vous n’avez donc jamais reçu d’enveloppes en dehors de ces distinctions ?
On ne m’a jamais fait de cadeaux. On m’a toujours payé pour faire un boulot, je vous l’ai dit tout tantôt. Le Pdci a construit la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, on parle d’unité mais si on veut parler d’unité, pour revenir à la source, moi je n’ai jamais été pour le multipartisme. L’Africain que je suis n’a jamais été pour le multipartisme. Voilà où on en est. Quand Houphouët était là, il y avait un problème dans ce pays ? C’est le jour où on a dit comme vous voulez le multipartisme on va vous le donner, que les problèmes ont commencé. Voilà où on en est. On a une très mauvaise notion de la démocratie en Afrique. La démocratie en Afrique est devenue ethnique, tribaliste. Comme le chef du parti X est un wê et que je suis wê alors je l’accompagne. Comme lui c’est un dioula, je l’accompagne. C’est quoi le contenu de son projet ? C’est quoi son débat ? C’est cela la démocratie ? Il faut accompagner un candidat par rapport à ses idées. Et non pas par rapport à son appartenance ethnique ou tribaliste. Voilà où on en est encore en Côte d’Ivoire en particulier. Voilà pourquoi je suis très attaché au Pdci. Je n’ai jamais changé de parti et je ne changerai jamais.
Quel message à vos fans et pourquoi avoir choisi la structure Médiatics pour l’organisation de vos deux concerts ?
Je suis pour l’excellence dans ce pays. J’ai la chance aujourd’hui d’être accompagné sur cet événement par le premier publicitaire de Côte d’Ivoire en l’occurrence la structure Médiatics dont le patron est Kader Djiré. Alors c’est une équipe qui doit gagner. Je suis le numéro 1 c’est normal que je travaille avec le numéro 1 et tous ceux qui vont venir à ce concert c’est le public numéro 1 de Côte d’Ivoire. Tous ceux qui ont des cotons-tiges à la maison qui se nettoient régulièrement les oreilles, ils savent dissocier la bonne musique de la musique des médiocres.
À mes fans, je leur dit qu’ils ont choisi le meilleur. Nous les invitions nombreux et nombreuses à faire le déplacement du palais de la Culture de Treichville pour qu’on fasse ensemble la fête pour célébrer la musique émergente dans ce pays.
Réalisée par Philip KLA, Ameday Kwacee et DIARRA Tiémoko
Coll: Alassane SANOU
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