
Selon la commissaire générale dudit festival, Géneviève Dagry-Acka, son organisation répond à un but. Celui d’animer la ville et surtout valoriser la culture de ces trois peuples unis et uniques qui vivent en symbiose entre trois eaux (La lagune, le lac et la mer).
« Le festival vise à animer la ville qui pour nous est un peu ‘’morte’’. Au début, nous organisons le festival sur trois jours. Aujourd’hui, nous sommes à une semaine. C’est Anne Lesmetre de l’Unesco, invitée à la troisième édition a donné l’appui institutionnel », a éclairé la commissaire générale.
Qui a souligné qu’à cette troisième édition, dix générations avaient défilé devant la résidence de feu Yacé Gregoire. Cette célébration a réuni les trois peuples qui vivent ensemble sans histoire. « Il fallait ressortir leur histoire. Nous avons trois peuples, Allandjan, Ahizi et Akouri. Nous avons 46 chefs qui s’attendent bien. C’est pourquoi, nous disons, la chefferie des 3A organise la 6e édition sous le patronage de la grande chancelière », a-t-elle mentionné.
Pour cette 6e édition, la commissaire générale a fait savoir que la communauté de la Cedeao et la communauté bété vivant à Jacqueville sont associées à la fête dans la dynamique d’une cohésion sociale existant entre ces peuples depuis belles lurettes.
Le festival, c’est également un programme alléchant qui attend les festivaliers. A en croire, Géneviève Dagry-Acka, le vendredi 9 août, les festivités débutent par une opération coup de balai qui va permettre de nettoyer les 17 quartiers de la ville.
Un programme alléchant attend les festivaliers
« La cérémonie d’ouverture est prévue pour le samedi 10 août. Ce jour-là, il est prévu une parade des danses traditionnelles. Nous allons faire ressortir les danses de Jacqueville. Dans la soirée, nous réunirons toutes les chorales des communautés religieuses pour un concert », informe la commissaire générale.
La journée du dimanche 11 août, est réservée aux jeux de l’ancienne époque (année 50). Le lundi 12 août, l’ouverture de la grande foire des femmes battantes. Ensuite, il est prévu le concours de Mapouka (danse du patrimoine des peuples des 3A), la course de pirogue sur le lac de Yacé Phillipe.
« Nous avons également au programme le concours Awoulaba qui va montrer la rondeur de la femme. Il aura le défilé de mode des années 50, la coiffure des années 50. Ensuite nous aurons la grande parade le samedi 18 août. Cette année, nous avons plus de 22 générations, 46 chefs de villages et des chefs de terre qui vont défiler », a aussi fait remarquer la patronne du festival.
Nos parents de Grand-Bassam viendront nous soutenir
« Nous avons invité nos parents de Grand-Bassam à venir nous soutenir. Nous sommes un nouveau-né. Les Bassamois organisent l’Abissa, il y a une cinquantaine d’années. Nous leur avons demandé de venir nous soutenir et nous montrer la culture », a expliqué Génévieve Dagry-Acka.
Un appel à la première Dame pour revalorise le Fafci alloué aux femmes de Jacqueville
« Nous avons besoin du Fafci. Nous voulons demander à la première Dame de nous donner un montant important. Pour 3000 femmes, 50 millions de Fcfa est peu. Aussi, le temps donné pour rembourser est insuffisant. Nous lui demandons d’allonger le temps de remboursement. Le temps ne suffit pas. Pour qu’une femme soit autonome, il faut à la rigueur 1 ou 2 ans. Nous demandons à l’Etat de nous aider à installer des unités de fabrique d’attieké, de sel etc », a ajouté la commissaire.
Revenant sur la thématique, elle a indiqué que le thème choisi vise à aider les femmes à avoir une base dans toutes leurs activités. « Nous voulons à travers cette thématique acquérir des financements. Nous invitons les banques et structures de microfinance à pouvoir aider nos femmes à être autonome pour développer Jacqueville », exhorte-t-elle.
Pour terminer, elle invite les ivoiriens à venir découvrir et comprendre pourquoi ces trois peuples est unique. Une culture variée et unique qui se conjugue en un peuple uni.


