Le Premier ministre burkinabè, Jean-Emmanuel Ouédraogo, a inauguré vendredi à Bobo-Dioulasso des unités industrielles de production d’aliments pour poissons, une infrastructure destinée à renforcer la chaîne de valeur de la pisciculture et à soutenir l’ambition nationale d’accroître la production halieutique.
L’initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de l’offensive agropastorale et halieutique lancée par les autorités burkinabè sous l’impulsion du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui vise notamment à porter la production nationale de poisson à 100 000 tonnes.
Au total, plus de 1,5 milliard de francs CFA ont été mobilisés par le ministère en charge de l’Agriculture pour l’acquisition de deux usines modernes de production d’aliments piscicoles. L’une est installée à Bobo-Dioulasso et l’autre à Bagré. Chaque unité dispose d’une capacité de production comprise entre 1,5 et 2 tonnes d’aliments par heure. Une troisième unité, également implantée à Bobo-Dioulasso, complète le dispositif avec une capacité d’environ une tonne par heure.
L’exploitation des deux unités de Bobo-Dioulasso sera assurée par la société d’État FASO GUULGO, spécialisée dans la production d’aliments pour la volaille, le bétail et le poisson. L’unité de Bagré sera, quant à elle, gérée par Faso Agropole.
Selon le gouvernement, ces infrastructures permettront de réduire la dépendance aux aliments piscicoles importés, d’améliorer la compétitivité des producteurs locaux et de sécuriser l’approvisionnement des exploitations aquacoles, notamment celles installées sur des cages flottantes dans plusieurs plans d’eau du pays.
Les autorités burkinabè estiment également que l’entrée en service de ces unités contribuera à dynamiser la filière piscicole, à créer des emplois pour les jeunes et à renforcer la sécurité alimentaire nationale.



