Depuis la capitale Algérienne, la Côte d’Ivoire réaffirme son engagement dans la lutte contre la corruption. Le lundi 21 juillet 2025, s’est ouverte à la 7e Assemblée Générale de l’Association des Autorités Anti-Corruption d’Afrique (AAACA). La rencontre réunit plusieurs pays africains autour des questions de transparence, d’intégrité et de lutte contre les pratiques corruptives.
La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) de Côte d’Ivoire y est représentée par son président, Zoro Bi Ballo Épiphane, accompagné de son conseiller technique. Cette participation traduit la volonté ivoirienne de poursuivre la coopération internationale et le partage d’expériences dans ce combat difficile mais nécessaire.
Journée africaine de lutte contre la corruption : Un engagement collectif
Le président de l’AAACA, Khaled Abdelrahmane, a souligné l’importance de l’engagement de l’Algérie en faveur de ces enjeux. Il a salué notamment la détermination du pays hôte à soutenir les efforts africains pour la transparence et la bonne gouvernance, en faisant notamment d’Alger le cadre de cette 7e réunion annuelle. L’ouverture officielle a été marquée par la Journée africaine de lutte contre la corruption, organisée sous le haut patronage du président algérien Abdelmadjid Tebboune, et animée par la Haute Autorité de Transparence, de Prévention et de Lutte contre la Corruption (HATPLC).
Dans son allocution, M. Abdelrahmane a rappelé que cette journée incarne un engagement collectif sur le continent africain, en cette période où la lutte contre la corruption se veut plus essentielle que jamais. Il a insisté sur l’importance des quatre axes définis pour l’année : la formation, la recherche scientifique, la coopération internationale et l’échange d’expertises.
Ces dimensions structurantes sont, selon lui, nécessaires pour créer un front uni et efficace contre la corruption. Khaled Abdelrahmane a insisté sur le fait que la lutte restera incomplète tant que la récupération des avoirs détournés ne sera pas assurée, point qui résonne avec les préoccupations majeures des États africains.
De son côté, M. Abdelmadjid Keddi, membre de la HATPLC, a mis l’accent sur la nécessité de récupérer ces avoirs pour réparer les préjudices causés à l’État et à l’économie, établir la justice, affaiblir les réseaux de corruption et favoriser un climat propice à l’investissement. Un message clair pour renforcer la confiance des populations et des partenaires économiques.
Échanges et expériences autour de la récupération des avoirs
Lors de cette journée d’étude, les intervenants ont partagé leurs expériences respectives, évoquant notamment les pratiques en Algérie et en Afrique du Sud. Les discussions ont porté sur les mécanismes de coopération internationale qui s’avèrent essentiels pour la traque des biens mal acquis. L’ensemble des participants a rappelé que la lutte contre la corruption n’est plus un simple choix mais devient une priorité à l’échelle du continent. Il s’agit d’un engagement qui oblige les pays africains à coordonner leurs efforts, à intensifier la coopération transnationale afin d’instaurer une bonne gouvernance durable.
Dans ce cadre, les valeurs de justice, transparence et intégrité doivent guider les actions pour améliorer les conditions de vie des populations, conformément aux principes énoncés dans l’article 3 de l’Acte constitutif de la Convention Africaine de Prévention et de Lutte contre la Corruption.
Une assise stratégique pour renforcer la coopération africaine
Parallèlement à la célébration de cette journée, l’Algérie accueille les travaux de la 7e session de l’Assemblée générale de l’AAACA. Ces deux journées se concentreront sur le thème : « Récupération des avoirs : renforcement de la coopération et de l’échange d’expertises pour une Afrique forte et unie contre la corruption ».
Cette thématique traduit une prise de conscience régionale autour des enjeux cruciaux que représente la restitution des biens mal acquis, véritable levier pour restaurer confiance et confiance dans les institutions. L’association entend ainsi consolider ses actions en renforçant ses liens entre experts, régulateurs et décideurs, pour mieux faire face aux nouveaux défis liés à la criminalité financière et aux circuits occultes.
Cette 7e Assemblée Générale se présente comme un moment clé pour renforcer la lutte africaine contre la corruption, en allant au-delà des discours pour s’appuyer sur des coopérations tangibles et des échanges éprouvés. L’implication de la Côte d’Ivoire, à travers la HABG, et celle de l’Algérie comme pays hôte, soulignent l’importance de cette dynamique continentale.



