
Le numéro de série, unique à chaque billet, permet de vérifier son authenticité et d’assurer sa traçabilité. Si une partie du numéro est effacée ou déchirée sur un côté, l’autre côté intact suffit pour que le billet soit accepté, même si, par méfiance ou ignorance, beaucoup de personnes refusent ces billets de banque lors des transactions courantes.
Quand le billet perd sa valeur
La situation change si les deux côtés du numéro de série sont endommagés. Dans ce cas, le billet devient non traçable: il perd alors toute valeur et n’est plus accepté, même à la banque. La Banque centrale, à travers la BCEAO, s’appuie sur ces numéros pour lutter contre la contrefaçon et suivre le parcours des billets.
Un billet dont le numéro de série est illisible des deux côtés ne peut donc plus être vérifié, ce qui le rend inutilisable.
C’est un peu comme une carte d’identité dont le numéro serait effacé: impossible de prouver son authenticité. Outre le numéro de série, d’autres éléments sont essentiels: la présence de la signature du gouverneur et l’intégrité des chiffres imprimés. Si l’un des chiffres du numéro de série disparaît, le billet peut encore être valable si l’autre côté est lisible. Mais si les deux côtés sont touchés, le billet n’a plus cours. Il arrive aussi que des billets soient refusés par précaution, même s’ils sont encore valides selon les critères bancaires.
Cela alimente la confusion chez les usagers, qui peinent à distinguer un billet simplement abîmé d’un billet réellement sans valeur. Un billet de banque reste utilisable tant qu’au moins un côté du numéro de série demeure lisible. Mais dès que cette traçabilité disparaît complètement, le billet est considéré comme nul. Pour éviter les mauvaises surprises, il est donc conseillé de vérifier l’état du numéro de série avant toute transaction.


