La Banque centrale du Nigeria (CBN) a annoncé que les compagnies pétrolières internationales (CPI) opérant dans le pays sont désormais autorisées à rapatrier l’intégralité de leurs recettes d’exportation et à accéder sans restriction à leurs devises.
Selon la circulaire publiée mercredi, l’autorisation d’expatriation des recettes d’exportations constitue un tournant majeur dans la politique de change nigériane et illustre une libéralisation accrue du marché.
La CBN précise que cette mesure s’inscrit dans le cadre des réformes en cours visant à améliorer la liquidité, stabiliser le marché des changes et attirer davantage d’investissements étrangers.
Désormais, les CPI peuvent effectuer le rapatriement de leurs recettes via des banques agréées, lesquelles doivent assurer la documentation complète des opérations et transmettre des rapports mensuels à la Banque centrale.
Cette directive supprime le système de rapatriement progressif et les anciennes obligations de centralisation des devises, offrant aux compagnies pétrolières un accès illimité à leurs recettes en devises. La CBN souligne que cet ajustement reflète les réalités actuelles du marché et vise à renforcer la confiance des investisseurs tout en approfondissant le marché des changes.
Pour certains analystes, cette mesure s’inscrit dans un programme de réformes plus large visant à améliorer la transparence et l’efficacité du marché des changes, après des années de contraintes liées à la liquidité et à la réglementation.



