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Nigéria: L’initiative visant à établir des corridors miniers régionaux

Le ministre nigérian du Développement des ressources minérales solides, M. Dele Alake, a appelé les États-Unis et les pays africains à faire du développement de pôles énergétiques régionaux une priorité.

Selon le ministre Dele Alake, des pôles régionaux pourraient constituer un moteur essentiel pour l’industrialisation minière transfrontalière et pour un approvisionnement durable en minéraux critiques, indispensables à la transition énergétique mondiale.

Lors d’une table ronde de haut niveau sur le thème « Les minéraux critiques en Afrique : répondre à la demande mondiale », organisée dans le cadre du Sommet Powering Africa à Washington, D.C., M. Alake a insisté sur l’importance de partenariats stratégiques et durables avec l’Afrique afin de répondre à la demande mondiale croissante en ces minéraux.

Selon son assistant spécial aux médias, Segun Tomori, le ministre a recommandé la création de corridors industriels régionaux similaires au corridor de Lobito. Ces infrastructures permettraient d’exploiter efficacement les ressources minérales et de stimuler la transformation économique. Parmi les axes stratégiques identifiés, le corridor Lagos-Abidjan, reliant le Nigéria, le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire, ainsi que le corridor de Walvis Bay, pourraient transformer le secteur minier africain.

M. Alake a précisé que ces corridors favoriseraient non seulement l’amélioration des infrastructures et l’accès à l’énergie, mais aussi l’intégration régionale et la croissance industrielle.

« Le développement de l’énergie nucléaire dans un pays d’Afrique de l’Ouest, par exemple, pourrait alimenter tout un corridor. Cela faciliterait la transformation locale, le transfert de technologies et l’industrialisation transfrontalière. Trois à cinq corridors de ce type suffiraient à accélérer significativement l’industrialisation du continent, créant une situation gagnant-gagnant pour l’Afrique et l’Occident », a-t-il expliqué.

Cette initiative intervient dans un contexte de concurrence mondiale accrue pour les minéraux critiques, tels que le lithium, le cobalt et le nickel, essentiels aux technologies d’énergie propre comme les véhicules électriques et les systèmes d’énergie renouvelable. Le ministre a souligné que les réformes mises en œuvre sous la présidence de Bola Tinubu ont renforcé l’attractivité du secteur minier nigérian.

Il a rappelé que le renforcement des structures de gouvernance, l’amélioration des cadres réglementaires et la numérisation des procédures d’octroi de licences ont accru la transparence et simplifié les démarches pour les investisseurs. Ces mesures garantissent également la sécurité foncière des détenteurs de titres miniers, favorisant la stabilité nécessaire aux décisions d’investissement.

« L’administration du président Bola Ahmed Tinubu a repositionné le secteur minier nigérian comme un moteur clé de diversification économique. Parallèlement, nous développons des données géologiques scientifiques et certifiées internationalement pour guider les investisseurs », a-t-il ajouté.

Concernant la sécurité, le ministre a reconnu des défis persistants, mais a salué les progrès grâce à la mise en place d’une police minière contre les activités illégales. Plus de 350 personnes soupçonnées d’exploitation illégale, dont des étrangers, ont été arrêtées l’an dernier, et plus de 150 autres sont actuellement poursuivies en justice. « Le Nigéria est déterminé à assainir le secteur et à protéger les opérateurs légitimes », a conclu M. Alake.

 

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