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Abidjan: Il publie sur les réseaux sociaux la vidéo d’une femme prétextant qu’elle serait un homme

A Abidjan, un homme aux initiales K.E.H., a intentionnellement filmé une femme à son insu et publié la vidéo sur les réseaux sociaux, l’accusant d’être un homme.
Cette histoire rocambolesque digne d’un film nollywoodien commence un matin où la camarade de dame B.J. a aperçu sa vidéo en scrollant sur les réseaux sociaux. Sans tardé, elle court l’informer de ce qu’elle a vu sur les réseaux sociaux. Alertée par son amie, la victime B.J. a saisi la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), ce qui a conduit à l’interpellation du mis en cause.

De la moquerie en ligne à une plainte officielle
Tout est parti d’une matinée ordinaire. Alors qu’elle parcourait les réseaux sociaux, l’amie de B.J. est tombée sur une vidéo la mettant en scène, avec en toile de fond des propos diffamatoires. Selon la vidéo, B.J. ne serait pas une femme, mais un homme, une rumeur lourde de conséquences pour son honneur et son image. Aussitôt alertée, la jeune femme a visionné le contenu et a décidé de porter plainte.

Les enquêteurs, après avoir analysé les contenus et les traces numériques laissées par l’auteur, ont rapidement remonté jusqu’à K.E.H., qui a été interpellé pour s’expliquer.
La victime a saisi la PLCC, structure spécialisée de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). Les enquêteurs, après avoir analysé les contenus et les traces numériques laissées par l’auteur, ont rapidement remonté jusqu’à K.E.H., qui a été interpellé pour s’expliquer.

Une enquête qui révèle des pratiques plus graves
Face aux enquêteurs, K.E.H. a reconnu les faits. Il a présenté des excuses à B.J., affirmant qu’il n’avait pas eu l’intention de la nuire. Mais les investigations ne se sont pas arrêtées à ces aveux. En explorant son activité en ligne, la PLCC a découvert que l’individu menait également des opérations frauduleuses.

Selon le rapport, K.E.H. avait déjà extorqué la somme d’un million de francs CFA à plusieurs victimes, en exploitant leurs données personnelles. Présenté devant le parquet, il est poursuivi pour diffamation, atteinte à l’honneur et à l’image, conformément aux articles 60 et 62 de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité, ainsi que l’article 471 du Code pénal. Cette affaire rappelle que les réseaux sociaux, loin d’être un terrain sans règles, exposent leurs utilisateurs aux sanctions prévues par la loi.

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