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Un burkinabé tente d’agresser à la machette un gendarme lors du contrôle d’un motocycliste

O. Abdoulaye et S. Abdoulaye, tous deux âgés de 25 ans, de nationalité burkinabé, ont été interpellés en fin d’après-midi du jeudi 18 septembre 2025, dans la localité de Gnamanou, dans la sous-préfecture de Bédiala. Ils sont accusés de violences et voies de faits à l’encontre d’un gendarme en service. La veille, l’un d’entre eux a tenté d’agresser à la machette, un gendarme, dans la périphérie de Zéréfla (sous-préfecture de Gonaté), lors de l’interpellation d’une motocyclette dépourvue de toute pièce administrative.
Deux jeunes hommes, O. Abdoulaye et S. Abdoulaye, tous deux âgés de 25 ans et de nationalité burkinabé, sont aux mains de la section de recherches de l’Escadron ½ de la gendarmerie de Daloa. Ils ont été arrêtés, le jeudi 18 septembre 2025, à Gnamanou, localité relevant de la sous-préfecture de Bédiala. Ils sont accusés de violences et voies de fait sur un gendarme en pleine mission, un acte qui a mis en émoi les populations et mobilisé les forces de sécurité.

Une interpellation qui dégénère
Les faits remontent à la veille, mercredi 17 septembre, aux environs de 17 heures. Dans le cadre d’une opération de lutte contre le grand banditisme, les vols à mains armées et divers trafics, une équipe de l’Escadron 1/2 de Daloa procédait à l’interpellation d’une motocyclette sans pièces administratives dans les environs de Zéréfla, sous-préfecture de Gonaté.

Alors que les gendarmes contrôlaient calmement le conducteur, un individu, sans lien direct avec l’affaire, a surgi pour s’opposer à l’opération. Armé d’une machette, il a tenté de porter un coup au maréchal des logis Y. K. Maurice, en service. L’agression, qui aurait pu virer au drame, a été maîtrisée grâce au sang-froid et à la vigilance des forces de l’ordre, mais a marqué les esprits par sa gravité.

Les investigations ont permis de localiser l’homme impliqué ainsi que le propriétaire de la motocyclette, identifié comme son complice
Suite à cet incident, la cellule de renseignements opérationnelle de l’unité, sous la supervision du commandant d’escadron, a immédiatement été mobilisée pour retrouver l’agresseur. Les investigations ont permis de localiser l’homme impliqué ainsi que le propriétaire de la motocyclette, identifié comme son complice. Tous deux ont été repérés dans le village de Gnamanou.

Le lendemain, un dispositif de bouclage mis en place par le peloton d’intervention a permis leur interpellation sans résistance majeure. L’opération, menée avec professionnalisme, a rassuré les habitants du village, inquiets des risques liés à la recrudescence des actes d’incivisme et de violence contre les forces de sécurité.

La rigueur de la loi
Les deux suspects, ainsi que le matériel saisi, ont été transférés à la section de recherches de Daloa. Ils devraient répondre prochainement de leurs actes devant la justice. Les faits qui leur sont reprochés, à savoir tentative d’agression armée sur un agent des forces de l’ordre et complicité dans la détention d’un engin non immatriculé, sont passibles de lourdes sanctions pénales.

« On ne s’en prend pas impunément à un gendarme dans l’exercice de ses fonctions », confiait une source sécuritaire, rappelant que toute atteinte contre les forces républicaines constitue une menace contre l’autorité de l’État et sera réprimée avec fermeté.

Les autorités locales saluent cette réactivité, y voyant un message clair adressé à ceux qui seraient tentés de défier l’autorité des gendarmes
Cette interpellation illustre la détermination des forces de sécurité à préserver l’ordre public et à lutter contre les dérives constatées sur les routes. Les autorités locales saluent cette réactivité, y voyant un message clair adressé à ceux qui seraient tentés de défier l’autorité des gendarmes.

Dans la région, les cas de motos circulant sans documents administratifs sont récurrents et constituent souvent un vecteur d’activités illicites. Les opérations de contrôle sont donc appelées à se renforcer, afin de sécuriser les populations et d’instaurer un climat de confiance.

Pour O. Abdoulaye et S. Abdoulaye, l’affaire est loin d’être close. Leur sort se jouera désormais devant les juridictions compétentes, mais leur arrestation demeure un avertissement : la violence et l’incivisme ne sauraient constituer une réponse face aux actions légales des forces de l’ordre.

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