Les autorités du Qatar ont ordonné mercredi à deux diplomates iraniens et à leurs équipes de quitter le pays, après une attaque sur son plus grand site gazier, attribuée à Téhéran.
« Les deux attachés au sein de l’ambassade, militaire et de sécurité, ainsi que les personnes travaillant dans leurs bureaux, sont déclarés personae non gratae et il est demandé à ce qu’ils quittent le territoire dans un délai maximal de 24 heures », a annoncé le ministère des Affaires étrangères qatari dans un message publié sur les réseaux sociaux. À la suite d’une attaque contre un site gazier.
Le porte-parole du centre de commandement interarmées Khatam al-Anbiya, Ibrahim Zolfaghari, a affirmé que l’Iran avait prévenu qu’elle riposterait fortement en cas d’attaque contre ses infrastructures énergétiques.
Dans des déclarations relayées par l’agence iranienne Tasnim, il a indiqué : « Comme nous l’avons averti auparavant, si les infrastructures de carburant, d’énergie, de gaz et l’économie de notre pays sont attaquées par les sionistes ou les Américains, nous frapperons la source de l’agression avec force ». Il a ajouté que la protection de ces infrastructures constituait un « droit légitime » pour l’Iran, promettant un retour de force dans les plus brefs délais.
Une frappe menée mercredi 18 mars par Israël et les Etats-Unis a touché des installations iraniennes sur un important site gazier du Golfe, provoquant un incendie, a annoncé la télévision d’Etat iranien, alors que la guerre est entrée dans sa troisième semaine.
Mercredi, plusieurs installations du champ gazier de Pars Sud, situées dans la région d’Asaluyeh, ont été touchées par des attaques de missiles, provoquant d’importantes explosions. Selon l’agence Fars, certaines cuves et zones autour des installations ont été frappées, affectant notamment les troisième, quatrième, cinquième et sixième phases des raffineries locales.
Le champ gazier de Pars Sud, situé dans le Golfe Persique, est le plus important d’Iran et le plus grand champ de gaz naturel au monde, partagé avec le Qatar, où il est connu sous le nom de « North Field ».
« Le ciblage par Israël d’installations liées au champ gazier iranien de South Pars, qui constitue le prolongement du champ qatari, est une démarche dangereuse et irresponsable dans le contexte de l’escalade militaire actuelle dans la région », a condamné sur la plateforme X le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, ajoutant que « Viser les infrastructures énergétiques représente une menace pour la sécurité énergétique mondiale, pour les peuples de la région et pour son environnement ».
Suite aux attaques, les prix des hydrocarbures sont repartis mercredi à la hausse, après une accalmie dans la matinée.



