05132026Headline:

Corée du Sud : Quand le président Yoon Suk-yeol tombe dans son propre piège

Depuis le 3 décembre, Séoul vit des manifestations de rue suite à l’instauration, puis au retrait, de la loi martiale par le président Yoon Suk-yeol. Des milliers de citoyens descendent quotidiennement dans les rues pour exiger sa démission.
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Accusé de trahison et de tentative de museler le Parlement à l’aide de l’armée, Yoon Suk-yeol fait face à une motion de destitution qui sera votée ce samedi 7 décembre au Parlement, avec le soutien inattendu de son propre parti.


Un président de plus en plus isolé
L’annonce de l’arrestation d’opposants, y compris au sein de son camp, a accéléré l’isolement de M. Yoon. Si la motion est adoptée, il sera immédiatement suspendu de ses fonctions en attendant la validation de la destitution par la Cour constitutionnelle. En cas d’approbation par cette dernière, une nouvelle élection présidentielle devra être organisée dans les 60 jours, avec le Premier ministre Han Duck-soo à l’intérim.

« Nous allons le faire tomber avec la force du peuple. Tant qu’il s’accroche au pouvoir, nous devons agir », affirme un professeur en grève.
Depuis mercredi, le président s’est retiré de la scène publique alors qu’une enquête pour rébellion est en cours. Pour beaucoup, sa chute semble inévitable. « Nous n’attendons qu’une chose : la fin de son régime. C’est la seule issue à cette crise », déclare une manifestante au cœur des mobilisations.

Des soutiens qui s’effritent
L’armée sud-coréenne, élément central de la situation, a publiquement refusé d’exécuter tout nouvel ordre émanant du président. Cette prise de position, couplée à une condamnation internationale, renforce l’idée d’une rupture définitive avec M. Yoon. Antony Blinken, secrétaire d’État américain, a salué la levée de la loi martiale et exprimé sa confiance en la résilience démocratique de la Corée du Sud, affirmant que les États-Unis restent fermement engagés auprès du pays.

Les Sud-Coréens, déterminés à écrire une nouvelle page de leur histoire, se mobilisent en masse. « Nous allons le faire tomber avec la force du peuple. Tant qu’il s’accroche au pouvoir, nous devons agir », affirme un professeur en grève. Ce mouvement populaire, soutenu par des figures politiques et militaires, place la démocratie sud-coréenne au centre de toutes les attentions.

 

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