À la suite d’un grave accident survenu à Châteaudun en janvier dernier, le gouvernement français dévoile un plan pour renforcer la sécurité dans les transports scolaires. Des tests salivaires seront désormais imposés aux chauffeurs de bus, avec une intensification des contrôles sur le terrain.
Le 30 janvier 2025, une lycéenne de 15 ans perdait la vie et une vingtaine d’élèves étaient blessés dans un accident de car scolaire à Châteaudun (Eure-et-Loir), en France. Les analyses ont révélé que le conducteur, âgé de 26 ans, avait consommé du cannabis. Ce tragique événement a poussé les autorités à agir.
Des tests obligatoires et des contrôles renforcés
Le ministre des Transports Philippe Tabarot et François-Noël Buffet, ministre auprès du ministère de l’Intérieur, ont annoncé ce mercredi un plan de sécurisation des transports scolaires. Soutenu par les acteurs du secteur, ce plan mise sur une multiplication des contrôles.
Le gouvernement prévoit la généralisation des tests salivaires pour les chauffeurs de bus scolaires, au moins une fois par an. Jusqu’à présent, ces tests n’étaient réalisés que si l’entreprise les inscrivait dans son règlement intérieur. Ils deviennent désormais une obligation.
Par ailleurs, les forces de l’ordre renforceront leurs contrôles inopinés sur les routes. Ces mesures s’ajoutent à l’éthylotest anti-démarrage déjà obligatoire dans les autocars, qui empêche un chauffeur alcoolisé de prendre le volant.
Le secteur du transport soutient les mesures
La Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV), qui regroupe 1 500 entreprises dont Transdev, Keolis ou la RATP, salue l’initiative du gouvernement. Pour ces acteurs, il s’agit de mieux protéger les élèves et de rassurer les familles.
Ce plan inclut également une meilleure formation des conducteurs sur les risques liés à la consommation de stupéfiants. Ces mesures de sécurité prises par le gouvernement visent à garantir des trajets en car plus sûrs pour tous les élèves.



