04292026Headline:

Fin de la guerre à Gaza : Benyamin Netanyahu commence à fléchir

Après des mois de silence sur une éventuelle sortie de crise, Benyamin Netanyahu commencerait à envisager la fin de la guerre à Gaza. C’est ce qu’affirme le journal « Israel HaYom », un média proche du pouvoir, en citant des sources dans l’entourage du Premier ministre israélien. D’après ces informations, l’arrêt des combats pourrait intervenir d’ici octobre 2025, soit après presque deux ans de guerre ininterrompue.

Jusqu’à présent, le chef du gouvernement israélien s’était toujours montré inflexible, en martelant que le conflit serait « long et difficile », et répétant que seule l’éradication complète du Hamas justifiait la poursuite des opérations militaires. Ce léger infléchissement dans son discours a un lien avec les États-Unis.

Gaza et la fin du martyr
Sur le terrain, l’horreur continue. Le territoire de Gaza est dévasté par les bombardements, les troupes israéliennes y mènent des opérations quasi-quotidiennes, et le nombre de victimes dépasse les 52 000 morts. Amnesty International s’est insurgée contre cette situation dramatique. « Le monde assiste sur ses écrans à un génocide en direct à Gaza. » Les images, souvent filmées par les habitants eux-mêmes, montrent des scènes de désolation : hôpitaux détruits, quartiers rasés, familles entières anéanties. Une catastrophe humanitaire, dénoncée par plusieurs ONG internationales.

« Le Hamas n’a pas sa place à Gaza. Et l’Autorité palestinienne non plus. Pourquoi remplacer un régime qui souhaite notre destruction par un autre régime qui souhaite notre destruction ? »
Même si la guerre devait s’achever, Israël n’entend pas se retirer de Gaza. Dans un discours prononcé en début de semaine, Benyamin Netanyahu a exclu toute reprise en main du territoire par des Palestiniens. « Le Hamas n’a pas sa place à Gaza. Et l’Autorité palestinienne non plus. Pourquoi remplacer un régime qui souhaite notre destruction par un autre régime qui souhaite notre destruction ? »

Ces mots illustrent le refus catégorique de toute solution politique par Israël. L’avenir de Gaza, selon Tel-Aviv, ne passera ni par la diplomatie ni par la restitution du contrôle aux institutions palestiniennes reconnues. Parallèlement, Netanyahu continue d’encourager le départ « volontaire » des Gazaouis. Une position perçue comme une tentative de nettoyage ethnique par une large part de la communauté internationale. En droit international, le déplacement forcé de population civile constitue un crime grave.

 

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