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France : Marine Le Pen condamnée à une peine d’inéligibilité immédiate ?


Le jugement dans l’affaire des assistants parlementaires européens du RN doit tomber ce lundi. Si les juges suivaient les réquisitions et la condamnaient à une peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter à la présidentielle de 2027. Dans l’attente de cette décision cruciale pour son avenir politique, la cheffe de file des députés RN, qui s’est confiée à La Tribune Dimanche, affiche sa sérénité.

Depuis des jours, les spéculations vont bon train sur son état d’esprit alors Marine Le Pen a décidé d’y couper court en répondant à La Tribune Dimanche. Pas question pour elle de manifester de la nervosité. Elle déclare ainsi : « Je lis ici et là que nous serions fébriles. Personnellement, je ne le suis pas ».

La cheffe des députés RN à l’Assemblée nationale fait en sorte de montrer sa capacité à gérer la pression en attendant une décision qui peut pourtant mettre un terme à ses ambitions présidentielles et elle emploie à nouveau une formule choc : « les juges ont un droit de vie ou de mort sur notre mouvement ».

« Je ne crois pas qu’ils iront jusque-là »
Une manière de dramatiser l’enjeu et de ramener la décision de justice sur le terrain politique. Mais sa conviction, c’est que les juges n’iront pas jusqu’à la condamner à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate même en cas d’appel. « Je ne crois pas qu’ils iront jusque-là », a-t-elle affirmé.

Marine Le Pen qui avait accusé le coup lors des réquisitions et manifesté de la colère, semble avoir changé d’état d’esprit et affirme qu’elle n’a pas mis au point de « stratégie » pour réagir aux conséquences du jugement, comme pour repousser l’hypothèse qu’elle en aurait besoin, analyse Valérie Gas, du service politique de RFI.

« Si je suis interdite de me présenter avec exécution provisoire, c’est-à-dire avec l’impossibilité en réalité que mon appel puisse avoir une influence sur la décision qui a été prise, ce serait incontestablement une décision profondément antidémocratique », avait récemment estimé la chef des députés RN à l’Assemblée, assurant qu’elle ferait dans ce cas, malgré tout, appel de la décision.

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