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France: polémique à l’Assemblée nationale après le meurtre d’Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard


Le mardi 29 avril, la famille du jeune Aboubakar Cissé, assassiné dans une mosquée, près d’Alès dans le Gard, était reçue par des députés à l’Assemblée nationale. Encore sous le choc, elle dénonce le deux poids deux mesures de l’État et du Ministre de l’Intérieur face à ce crime et alors même que la décision sur l’observation d’une minute de silence, ou non, en introduction des questions au gouvernement, faisait polémique.
En France, pour Djibril Cissé, l’oncle d’Aboubakar, une seule chose peut apaiser la douleur. « Que justice soit faite pour notre neveu ». Lors de sa visite à l’Assemblée nationale, il a exprimé son émotion.

On est à la fois tristes et en colère aussi. Triste de ce qui nous est arrivé, parce qu’il était venu ici, pas pour se faire tuer.
Dans l’hémicycle ce 29 avril, les députés ont finalement observé une minute de silence pour lui rendre hommage, rapporte Charlotte Urien-Tomaka de RFI, à l’appel finalement de la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. « Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, Mesdames et Messieurs les députés, en la mémoire d’Aboubakar Cissé, je vous invite à observer une minute de silence ».

Yaël Braun-Pivet, avait d’abord refusé, rappelant qu’il n’y avait plus de minutes de silence « pour des cas individuels », selon une règle adoptée fin janvier en conférence des présidents. Mais quelques heures plus tard, elle est revenue sur sa décision, sous la pression des différents groupes politiques. Marine Tondelier est la secrétaire générale du parti Europe écologie les verts.

La minute de silence est acceptée, tant mieux. On ne va pas la remercier la présidente de l’Assemblée nationale.
Et après l’émotion, la polémique. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, critiqué pour sa lente réaction après le drame et pour ne pas avoir reçu la famille de la victime, a répondu à la gauche et dément les allégations. « Que me reprochez-vous, de ne pas avoir réagi ? J’ai été ici sans doute un des premiers à réagir. Et dès que j’ai pu, je me suis déplacé. Pourquoi ce bruit, pourquoi ces attaques ? Vous dites que, dans d’autres circonstances, s’il y avait eu un mort, j’aurais agi différemment. Certainement pas, c’est vous qui avez l’indignation sélective ».

Sabrina Sebaihi, députée EELV se dit attristée par le manque de compassion du ministre. « Pas un mot d’excuse pour le délai de réponse. Il continue à dérouler comme si rien ne s’était passé ». Une réaction jugée donc insuffisante par certains, qui espéraient un déplacement plus rapide sur les lieux du drame et un soutien plus prononcé à la communauté musulmane.

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