
Le parti chiite justifie cette offensive comme une réponse aux violations israéliennes, qualifiant l’accord de « fragile » face aux provocations adverses. Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, accuse Israël de tirs contre des civils dans des villages frontaliers, affirmant que « la résistance » interviendra en cas d’agression. Cependant, cette posture contredit l’accord, qui limite les ripostes à l’armée libanaise, et soulève des questions sur les véritables intentions du Hezbollah.
Plusieurs questions sans réponse au sein du mouvement chiite Libanais
Au sein du Hezbollah, les opinions divergent sur le respect de cet accord. Certains cadres perçoivent la résolution 1701 comme un « accord de capitulation », alimentant une rancœur croissante. Ces tensions internes s’aggravent avec l’absence d’un leadership fort, depuis l’assassinat d’Hassan Nasrallah.
Naïm Kassem, son successeur, peine à s’imposer, tandis que des figures comme Wafic Safa gagnent en visibilité, révélant une gestion conjointe susceptible de provoquer des conflits internes.
L’Iran, soutien majeur du Hezbollah, exerce une influence stratégique déterminante. Téhéran semble pousser le parti à respecter le cessez-le-feu, évitant une escalade qui pourrait nuire à ses intérêts régionaux, notamment en Syrie. L’idéologie et le financement du Hezbollah restent étroitement liés aux directives iraniennes, rendant peu probable une dissidence majeure.
La relation entre le Hezbollah et l’armée libanaise oscille entre coopération et critiques. Bien que les deux entités affirment une entente en cas d’attaque israélienne, des cadres du Hezbollah reprochent à l’armée son inaction face aux violations israéliennes. Cette ambivalence reflète une tentative du Hezbollah de maintenir une entente stratégique, tout en consolidant son redéploiement militaire au nord du Litani.


