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Impasse au Port de Montréal : Les 1200 débardeurs déclenchent de nouveau une grève après le rejet d’une offre

Le port de Montréal, l’un des plus importants au Canada, est paralysé depuis dimanche soir du 10 novembre 2024, à la suite d’une grève décrétée par l’Association des employeurs maritimes (AEM).

Cette décision survient après que le syndicat des débardeurs a rejeté massivement, à 99,7 %, l’offre finale de l’employeur. Avec plus de 1200 débardeurs concernés, ce lock-out marque la troisième crise majeure dans les chaînes d’approvisionnement canadiennes cette année.
L’AEM, en réaction à ce rejet, a appelé le ministre du Travail, Steven MacKinnon, à intervenir rapidement pour sortir de l’impasse. L’association a souligné que l’inaction risquait de nuire gravement aux entreprises québécoises et canadiennes, qui dépendent de l’activité continue du port pour leurs échanges commerciaux.
Rejet massif et mécontentement des débardeurs
Les membres de la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, ont rejeté l’offre patronale lors d’un vote marqué par une participation massive. Sur les 1197 membres appelés à se prononcer, 1086 ont voté, démontrant ainsi un refus clair de l’offre, qualifiée d’« hostile » par le syndicat. Selon Michel Murray, conseiller syndical au SCFP, l’AEM a refusé de prendre en compte les demandes des travailleurs, exacerbant ainsi le mécontentement.
L’association déplore que les entreprises québécoises et canadiennes, affectées par cette impasse, se trouvent désormais « prises en otage » face à l’imprévisibilité de l’activité au port.
Murray a déclaré que si l’employeur avait respecté le processus de négociation collective, un compromis aurait pu être trouvé. Pour le syndicat, ce conflit aurait pu être évité si l’AEM avait manifesté une réelle volonté de dialoguer sur les conditions de travail des débardeurs.
L’appel à l’intervention du ministre du Travail
Dans un communiqué, l’AEM a renouvelé sa demande d’intervention au ministre Steven MacKinnon, soulignant que plusieurs acteurs des milieux économiques et maritimes avaient formulé la même demande pour débloquer la situation. L’association déplore que les entreprises québécoises et canadiennes, affectées par cette impasse, se trouvent désormais « prises en otage » face à l’imprévisibilité de l’activité au port. Pour l’AEM, l’intervention rapide du ministre du Travail est cruciale pour ramener la stabilité et éviter des répercussions économiques qui pourraient s’étendre bien au-delà de la région de Montréal. La situation reste donc suspendue à la réponse du gouvernement fédéral, attendu pour désamorcer ce conflit qui perturbe les chaînes d’approvisionnement du pays.

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