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Japon/ “Femmes de réconfort” violées par l’armée japonaise : En Chine, de rares voix lèvent le tabou

Japon : les historiens au secours des 'Femmes de réconfort' | TV5MONDE - Informations

Pendant la Seconde guerre mondiale, les autorités japonaises ont enlevé, contraint, piégé et quelquefois recruté des centaines de milliers de femmes dans l’Empire colonial, pour les mettre à la disposition des soldats. Parfois mineures, ces femmes étaient baptisées “les femmes de réconfort”, contraintes au “service sexuel” dans des établissements gérés par l’armée impériale. Alors qu’il ne reste qu’une poignée de survivantes en Chine, nos correspondants ont rencontré l’une d’elle, Peng Zhuying, 95 ans, qui veut faire connaître son histoire, dans un pays où le sujet reste tabou.

Pour ces femmes, ce fut longtemps un sujet de honte. Si bien que le nombre exact de victimes reste inconnu… Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1932 et 1945, des centaines de milliers de femmes – environ 200 000, selon les historiens -, ont été enlevées aux quatre coins de l’empire colonial du Japon. Ces Coréennes, Chinoises, Taïwanaises, Philippines ou encore Indonésiennes, souvent mineures, ont été mises à disposition des soldats japonais et forcées de se prostituer dans des maisons closes situées près des lignes de front.

Si en Corée du Sud, des associations sensibilisent le grand public au triste sort de ces “femmes de réconfort”, en Chine, le sujet demeure tabou.Femmes de réconfort" violées par l'armée japonaise : en Chine, de rares  voix veulent lever le tabou : Actualités - Orange

Seulement huit victimes chinoises encore en vie
Dans l’Empire du Milieu, cette page sombre de l’histoire est considérée comme un déshonneur et les manuels scolaires mentionnent à peine ces crimes. Lorsque le sujet est évoqué, c’est bien souvent afin de servir une rhétorique nationaliste anti-japonaise – et non du point de vue des victimes. La plupart des victimes venaient de régions rurales et traditionnelles, où le viol a longtemps été un sujet honteux.

Malgré ces difficultés, une poignée de chercheurs et de bénévoles souhaitent sensibiliser le grand public. Ils ont consacré leurs carrières, parfois leurs vies, à cette cause. Mais le temps presse. Il reste aujourd’hui peu de temps pour recueillir les témoignages de ces femmes violées et exploitées par l’armée japonaise, aujourd’hui très âgées.

En juin dernier, l’une des dernières victimes chinoises s’est éteinte. Seules huit victimes chinoises reconnues sont encore en vie.

Nos journalistes ont rencontré l’une d’entre elles, Peng Zhuying, âgée de 95 ans. Elle était malvoyante et n’avait que 15 ans lorsque des soldats l’ont enlevée de chez elle et violée à de nombreuses reprises. Dans ce reportage, elle raconte les traumatisme qu’elle a vécu. Peng Zhuying souhaite désormais que la jeune génération n’oublie pas ce chapitre douloureux de l’histoire.

 

 

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