La compagnie pétrolière publique libyenne a annoncé jeudi la reprise totale de sa production de pétrole, près de deux mois après l’arrêt de ses opérations dans deux de ses principaux champs en raison d’une crise politique.
La National Oil Corporation (NOC) a précisé dans un communiqué qu’elle recommençait à produire dans les champs pétroliers de Sharara et d’El-Feel, ainsi qu’à exporter à partir d’Es Sider, le plus grand port pétrolier du pays. En août, la NOC avait déclaré un état de “force majeure”, une procédure juridique permettant à une entreprise de suspendre ses contrats en raison de circonstances exceptionnelles.
Dans le cadre de l’évaluation de cette force majeure, la NOC a confirmé qu’elle était désormais en mesure de reprendre les opérations de production de pétrole brut et d’exportation vers ses clients.
La National Oil Corporation avait précédemment attribué la fermeture à l’action du Mouvement Fezzan, un groupe de protestation local. Cet arrêt des opérations avait coïncidé avec un conflit entre les autorités rivales sur la gouvernance de la Banque centrale, responsable de la distribution des revenus pétroliers du pays.
Récemment, les Nations unies avaient alerté sur une instabilité croissante en raison de cette crise, mais la situation s’est stabilisée ces derniers jours avec la nomination d’un nouveau gouverneur de la Banque centrale par le Parlement.
La Libye produit plus de 1,2 million de barils de pétrole par jour, et Sharara, son plus grand champ, est capable de produire jusqu’à 300 000 barils par jour.
Ce pays, riche en ressources pétrolières, connaît des troubles politiques depuis le soulèvement soutenu par l’OTAN qui a renversé et tué Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis lors, la Libye est divisée entre des administrations rivales à l’est et à l’ouest, chacune soutenue par des milices et des gouvernements étrangers.



