Le fracas des explosions a repris à Gaza, ravivant le cauchemar d’une population déjà épuisée par des mois de guerre.
Autrefois, les bombes détruisaient des immeubles et des maisons en dur ; aujourd’hui, elles s’abattent sur des camps de fortune, réduisant en cendres les dernières lueurs d’espoir des habitants.
Le film de l’horreur
« Quelle horreur… », souffle Fatima, une mère de famille contrainte de vivre sous une tente après la destruction de son foyer. « Ces avions bombardent des enfants, des femmes et des personnes âgées en plein sommeil, alors qu’ils n’ont pour seul abri qu’une simple toile… »
Dans le nord de la bande de Gaza, à Jabalia, Jihad et sa famille sont à bout de forces.« Il n’y a aucun endroit sûr ici. On évite de se déplacer, mais la vérité, c’est que nous sommes tous des cibles potentielles », confie-t-il, la voix tremblante.
appels à une solution humanitaire
Le 18 mars dernier, Israël a rompu unilatéralement la trêve en vigueur depuis janvier, exigeant la restitution des otages et le démantèlement du Hamas sous peine de représailles d’une intensité « jamais vue auparavant ». Depuis, les bombardements s’intensifient, plongeant la population dans un désespoir absolu.
Les appels à une solution humanitaire se multiplient, mais sur le terrain, le fracas des bombes couvre les voix de ceux qui plaident pour la paix. En attendant, les habitants de Gaza n’ont d’autre choix que de survivre sous un ciel meurtrier.



