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Ukraine : Zelensky prêt à renoncer à la guerre contre Poutine, observe l’Otan

Alors que la guerre en Ukraine s’intensifie, Volodymyr Zelensky, président ukrainien, a surpris en ouvrant la porte à un possible cessez-le-feu sous certaines conditions. Cette déclaration marque un février tournant dans le conflit qui oppose son pays à la Russie depuis 2022.

Vendredi 29 novembre, Volodymyr Zelensky a évoqué la possibilité d’accepter des garanties de protection de l’Otan, limitées aux territoires encore sous contrôle ukrainien. Cet accord pourrait constituer une première étape vers la sécurisation du reste du pays.

Moscou campe sur ses positions
« Si nous voulons mettre fin à la phase chaude de la guerre, nous devons placer sous l’égide de l’Otan le territoire de l’Ukraine que nous contrôlons », a-t-il déclaré à Sky News. Ce compromis impliquerait une reprise des zones occupées par des moyens diplomatiques, éloignant temporairement l’objectif de libération militaire immédiate de près d’un cinquième du territoire ukrainien, occupé par l’armée russe.

Face à cette ouverture, la réponse de Moscou reste intransigeante. Vladimir Poutine exige le retrait des forces ukrainiennes de nouveaux territoires et continue de rejeter catégoriquement toute adhésion de l’Ukraine à l’Otan. Actuellement, la Russie contrôle environ 18 % du territoire ukrainien, dont la Crimée, annexée en 2014, ainsi que les régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia.

Les dernières semaines ont vu une intensification des affrontements. Les forces russes, profitant de l’affaiblissement de l’armée ukrainienne, enregistrent des avancées territoriales significatives, inégalées depuis le début du conflit. En parallèle, Vladimir Poutine a accentué la pression avec des frappes massives sur des cibles ukrainiennes, menaçant désormais de viser des centres stratégiques à Kiev avec son nouveau missile « Orechnik ». Cette escalade fait suite à l’utilisation par l’Ukraine de missiles fournis par les États-Unis et le Royaume-Uni pour frapper des positions sur le territoire russe.

Une paix à quel prix ?
Le pari de Zelensky d’accepter une protection partielle de l’Otan soulève de nombreuses interrogations. Si cette stratégie pourrait mettre fin temporairement aux combats, elle repose sur la capacité de l’Ukraine à récupérer ses territoires par des négociations, un processus incertain. En parallèle, elle met en lumière l’impasse diplomatique : Kiev souhaite sécuriser ses territoires tout en préservant sa souveraineté, tandis que Moscou maintient sa volonté d’imposer ses conditions.

« Si nous voulons mettre fin à la phase chaude de la guerre, nous devons placer sous l’égide de l’Otan le territoire de l’Ukraine que nous contrôlons », a-t-il déclaré à Sky News.
Pour l’heure, cette inflexion stratégique du président ukrainien ouvre une nouvelle phase dans ce conflit complexe, entre espoirs de paix et réalités géopolitiques. Les prochains jours seront décisifs pour mesurer l’impact de cette annonce sur le terrain et sur la scène internationale.

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