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«Le diable est dans les détails» : Comment assurer la sécurité de l’Ukraine en cas d’accord de paix?


Les dirigeants français et britannique ont appelé le mardi 19 août 2025 une trentaine de pays en visioconférence, un appel pour rendre compte de la réunion du lundi avec Donald Trump. Au menu, il y a les possibles garanties de sécurité apportées à l’Ukraine en cas d’accord de paix. Mais alors comment sécuriser définitivement les frontières ukrainiennes face à la Russie ?
La première des pistes, c’est que la sécurité de l’Ukraine serait garantie par des pays européens. Et en coordination avec les États-Unis : C’est ce qu’a assuré le président américain. « Nous allons les aider », a annoncé ce lundi Donald Trump. Ce qui est tout à fait nouveau. Jusqu’ici, à aucun moment les Américains n’avaient parlé de leur implication directe dans la sécurité de l’Ukraine. Désormais, ils parlent d’un mécanisme d’entraide inspiré de l’Otan. Selon le spécialiste des relations internationales Pierre Haroche, invité de RFI Matin, cette nouveauté américaine donne « un tour assez positif à la rencontre de ce lundi entre Trump et les Européens. Mais il faut rester prudents. Des garanties de sécurité “qui ressemble à l’article 5 de l’Otan” ça ne veut pas dire grand-chose, tout ça reste ouvert. »

L’Otan comme exemple ?
Il reste encore à définir les détails concrets de cette défense. Donald Trump a pris l’exemple de l’Otan, mais évidemment ça ne pourra pas être l’alliance transatlantique qui se déploie en Ukraine. L’Otan est considérée comme une menace existentielle par la Russie. Alors, une autre force va devoir gagner la confiance de toutes les parties. Et beaucoup de questions restent en suspens, note Cyrille Bret, chercheur, invité de RFI Matin : « Est-ce que ce sera une présence militaire tierce internationale ? Ou purement européenne ? Est-ce que ce sera une force de constatation ou une force d’opposition capable de répondre à une agression de façon automatique ? Le diable est dans les détails ! »

Vladimir Poutine propose Moscou comme lieu de rencontre
Toutes ces questions seront certainement abordées durant une prochaine rencontre annoncée ce lundi. Cette fois entre Vladimir Poutine, le président Russe et Volodymyr Zelensky, le président Ukrainien. C’est l’autre grande annonce de ce lundi. Donald Trump dit préparer cet entretien inédit. Il doit se produire dans les deux semaines à venir. Pas de lieu /ni de date précise pour le moment. Il y a simplement l’accord des deux protagonistes. Paris propose Genève comme lieu de rencontre. Moscou propose Moscou.

Si cette rencontre a bien lieu, au centre de la table, il y aura le point brûlant des concessions territoriales de l’Ukraine à la Russie. Régions entières ou nouvelle frontière calquée aux lignes de fronts ? « Une question que nous laisserons entre Poutine et moi », prévient le président Ukrainien. En attendant la paix, toujours pas de cessez-le-feu. Malgré les appels de Kiev et autres capitales européennes. « Pas nécessaire avant un accord de paix définitif », a répété Donald Trump ce lundi. Message reçu par l’armée Russe qui a poursuivi ses bombardements encore dans la nuit de lundi à mardi.

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