Pour la deuxième journée consécutive, les pompiers grecs luttent contre d’importants incendies. Son voisin, la Turquie, tente également d’éteindre des feux de foret qui ravagent le nord du pays depuis quatre jours. Toute la région des Balkans et autour de la mer Égée est en proie à une sécheresse et une canicule intense, qui s’étendent jusqu’aux rives orientales de la méditerranée, avec des records de température battus.
50,5 degrés. C’est le record de température relevé vendredi 25 juillet à Silopi, à l’est de la Turquie. Ce jour-là, selon les autorités, 132 stations météo du pays ont enregistré des températures record pour un mois de juillet.
Sur toute la région, jusqu’en Grèce, l’air est à peine plus respirable. Le mercure stagne entre 40 et 45 degrés : une canicule intense qui dure maintenant depuis plusieurs jours et qui ne devrait pas cesser dans l’avenir proche.
En conséquence, les sols sont secs, le vent brûlant et la végétation s’enflamme. De nombreux feux de forets se sont déclarés dans les deux pays. Certains, comme au nord de la Turquie, ne sont pour l’instant pas maîtrisés et plusieurs villages ont dû être évacués. Mercredi dernier, dix ouvriers forestiers et secouristes bénévoles ont trouvé la mort en combattant un violent feu de forêt dans la province d’Eskisehir, à l’ouest.
Une « bataille titanesque »
De l’autre côté du Bosphore, les pompiers grecs ont, eux aussi, fort à faire. Au septième jour consécutif de canicule, cinq principaux incendies brûlent toujours sur les îles ou sur le continent. Samedi, les pompiers grecs ont dû livrer « une bataille titanesque face à des dizaines d’incendies », a souligné le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, pointant du doigt « l’aggravation de la crise environnementale ». L’un d’eux se trouvait à 30 km au nord d’Athènes, entraînant dommages et destructions avant d’être maîtrisé. Une lutte sur plusieurs fronts qui a conduit les autorités à demander des renforts européens. Deux avions italiens sont attendus.
Comme cela en devient malheureusement la norme, la saison des incendies est de plus en plus intense, débute plus tôt et finit plus tard. Le contrecoup anticipé par les scientifiques du réchauffement climatique, causé par les émissions humaines de gaz à effet de serre.



