C’est une onde de choc qui a traversé la scène musicale française ce samedi 17 mai 2025 . Jérémy Bana Owona, plus connu sous le nom de Werenoi, est décédé à l’âge de 31 ans des suites d’une défaillance cardiaque.
L’information, d’abord évoquée par des rumeurs sur son coma, puis confirmée par son producteur sur le réseau X et relayée par sa maison de disque, avec un terme brutal à l’itinéraire fulgurant de l’un des artistes les plus vendus de ces deux dernières années.
Un parcours éclair et discret
Né en Seine-et-Marne et élevé à Montreuil (Seine‑Saint‑Denis) par des parents d’origine camerounaise, Werenoi s’est imposé comme une figure singulière : rare en interview et minimaliste sur les réseaux sociaux, il préférait laisser parler sa musique. Sa carrière a véritablement explosé en 2023 avec Carré, qui s’est hissé en tête des ventes d’albums, avant de récidiver en 2024 avec Pyramide, surpassant des poids lourds comme Indochine, Billie Eilish ou Jul.
Son dernier opus, Diamant noir, paru en avril dernier, avait à nouveau pris d’assaut la première place du Top Albums hebdomadaire, témoignage de l’engouement quasi unanime de son public.
Une santé fragile malgré une carrière ascendante
Alors que sa notoriété ne cessait de croître, Werenoi avait dévoilé, à travers quelques confidences factuelles, être sujet à des soucis cardiaques. Ces dernières années, il avait dû adapter son rythme de vie et annuler plusieurs dates, dont un showcase programmé vendredi 16 mai, dont l’annulation avait inquiété ses fans.
Selon son entourage, c’est une anomalie cardiaque qui serait à l’origine de sa mort. Les détails médicaux et circonstances exactes restent pour l’heure gardée confidentielle, dans l’attente de l’issue des examens officiels.
L’héritage d’un artiste singulier
Peu déserter sur scène comme en coulisses, Werenoi cultivait une image d’artiste authentique, préférant que ses textes et ses mélodies portent son message. Les scènes de la France entières étaient conquises par son style à la fois brut et travaillé, mêlant récits de vie urbaine et envolées introspectives.
Au-delà des chiffres de vente – plus d’un million d’albums disparus en deux ans – c’est la promesse d’une voix unique, promise aux plus grandes salles, qui s’éteint prématurément.
Hommages et questions
Les réactions ont afflué dès l’annonce de son décès : fans en larmes devant les salles de concerts, collègues rappeurs rendant hommage sur les réseaux, et médias saluant l’énergie et la sincérité d’un artiste dont l’expansion aura été freinée par une santé fragile.
Un dernier hommage sera organisé dans les prochains jours, dont la date et le lieu seront dévoilés par sa maison de disque.
En attendant, c’est une page tragiquement inachevée de la musique française qui se tourne : celle d’un chanteur discret, mais dont les mots et les rimes ont su parler à des milliers d’oreilles. Werenoi laisse derrière lui le souvenir d’une étoile filante, dont la trajectoire, bien que brève, aura marqué durablement la scène rap hexagonale.



