Les ivoiriens, pour la plupart, se réjouissent de la suppression des 12 districts autonomes et attendent la suppression d’autres entités « budgétivores »
Lancés en 2021 pour « porter le développement » au plus près des populations, ces districts devaient servir de relais entre l’État central et les régions. Le chef de l’État souhaitait alors confier ces missions à des cadres expérimentés pour assurer un suivi régulier des projets sur l’ensemble du territoire.
Aujourd’hui, cette architecture institutionnelle semble appartenir au passé.
Par le décret n° 2026-05/2, signé le 7 janvier 2026 mais resté longtemps discret, le président Alassane Ouattara a décidé d’abroger le texte qui avait donné naissance à ces entités en juin 2021.
Une décision qui suscite déjà de vifs débats au sein de la classe politique ivoirienne et un sentiment de « soulagement » au sein des populations, qui pour la plus part, ne comprend pas nécessairement la nécessité de ces institutions.
Les réactions
Des commentaires sur les réseaux sociaux, aux prises de position dans les médias, c’est une décision fortement appréciée.
« À vrai dire, ces ministres-gouverneurs s’ennuyaient. À part le district d’Abidjan et de Yamoussoukro dont on connaît la spécificité, on ne sait vraiment pas ce que font les autres dans des endroits où il y a un conseil régional et un préfet. Merci au président Ouattara et on espère que leur budget servira à d’autres projets », a déclaré Hermann Aboua, journaliste et chroniqueur sur le Talk-show de Life Tv.
Sur la toile, on peut lire des commentaires sous la publication de la revue de presse de Linfodrome qui aborde ce sujet, plusieurs de satisfaction.
« Enfin ! Il y avait trop d’institutions pour un pays en voie de développement comme la Côte d’Ivoire », a commenté un internaute.
« On attend la suspension du sénat, les cumuls de postes, le poste de vice-président et vice-premier ministre », déclare un autre internaute. Et un autre qui a laissé en commentaire : « Ce budget pourrait couvrir la première réclamée depuis .»
Le tri du personnel de ces entités
Le décret précise que le patrimoine et le personnel de ces anciennes entités seront transférés vers les circonscriptions administratives et les collectivités territoriales locales. C’est désormais au Premier ministre qu’incombe la tâche de coordonner ce déménagement institutionnel.



