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Côte d’Ivoire: Vaste opération de mobilisation dans tout le pays objectif, dire « non » au 4ème mandat

À une semaine d’une marche annoncée comme décisive, le Front commun formé par le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a lancé une vaste opération de mobilisation dans tout le pays.
Objectif : dire « non » au quatrième mandat du président Alassane Ouattara et exiger « des élections inclusives, transparentes et démocratiques ». Samedi 27 septembre, à Yopougon, le secrétaire général adjoint du PPA-CI, Dahi Nestor, a donné le ton en lançant la tournée de sensibilisation. Devant une foule de militants, il a rappelé que « l’heure de la mobilisation gigantesque a sonné » et que le 4 octobre prochain marquera « le début d’une histoire de l’indignation populaire ». Son message se veut clair : il ne s’agit plus de « murmurer dans son salon », mais de descendre dans la rue pour exprimer son rejet d’un 4e mandat jugé anticonstitutionnel.

Une marche pour la démocratie et la paix
Placé sous le thème « Pour la paix, il n’est pas encore trop tard », le rassemblement du 4 octobre, initié par le PDCI-RDA de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo, se veut « pacifique ». Les organisateurs affirment marcher « pour la justice », « pour la Constitution » et « pour la Côte d’Ivoire ».

Au-delà des slogans, le Front commun entend dénoncer un pouvoir qu’il accuse de « verrouiller le processus électoral ». L’opposition veut pour preuve l’exclusion des figures majeures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’Guessan.

Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ont été recalés en raison de leur absence de la liste électorale suite à des décisions de justice. L’ancien Premier ministre quant à lui a été disqualifié pour insuffisance de parrainage. Les concernés rejettent, en bloc, les raisons invoqués pour justifier leur élimination.

Pour la mobilisation du 4 octobre, le Front commun pourra compter sur le soutien de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), qui a réaffirmé vendredi dernier sa solidarité à l’issue d’une réunion de concertation. Une prise de position qui, selon un responsable du mouvement, « renforce la légitimité de la marche et ouvre la voie à un grand rassemblement des forces vives ».

Missions de terrain et mobilisation régionale
Depuis l’annonce de la marche, des délégations sillonnent le pays pour mobiliser les bases locales. Après Yopougon, Dahi Nestor s’est rendu à Cocody, où il a reçu le soutien de responsables fédéraux et de différentes structures du parti.

Les manifestations que l’opposition organise n’ont pas d’autre but que d’entretenir un climat de tension et préparer ainsi ses militants à passer à l’acte le moment venu. Ils ont fait le choix de s’inscrire dans la logique du pire
D’autres missions sont prévues à l’intérieur du pays, avec l’ambition d’atteindre chaque fédération et d’amplifier l’appel à descendre massivement dans les rues d’Abidjan le 4 octobre. « Il faut être mobilisés, sans peur ni crainte », insiste un cadre du Front commun, appelant les Ivoiriens à transformer leur colère en action collective.

Un climat politique tendu
Du côté du pouvoir, on rejette toute implication dans les décisions de justice ayant disqualifié plusieurs opposants. Lors d’une conférence de presse en août dernier, Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du RHDP, a accusé l’opposition « d’être dans une logique du pire », avertissant qu’« aucun désordre ne sera toléré ».

« Les manifestations que l’opposition organise n’ont pas d’autre but que d’entretenir un climat de tension et préparer ainsi ses militants à passer à l’acte le moment venu. Ils ont fait le choix de s’inscrire dans la logique du pire, c’est-à-dire semer le désordre ». Et de poursuivre : ” Tous ceux qui sont impliqués dans la préparation de ce funeste projet de déstabilisation doivent comprendre que l’Etat ne faillira pas” À moins d’un mois du scrutin prévu le 25 octobre, le climat politique reste tendu en Côte d’Ivoire, marqué par l’exclusion de figures majeures de l’opposition et la montée des contestations contre le quatrième mandat d’Alassane Ouattara.

 

 

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