
Il écope également d’une amende de cinq millions de francs CFA et d’une privation de ses droits civiques et politiques pour une durée de cinq ans. Toutefois, aucun mandat de dépôt n’a été émis à son encontre, et il est donc reparti libre à l’issue de l’audience.
Soul To Soul était jugé pour « recel de détournement de deniers publics » et « blanchiment de capitaux », dans l’affaire relative à la résidence de Marcory résidentiel, qu’occupait Guillaume Soro lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale. Selon l’accusation, l’acquisition et la gestion de cette résidence impliquaient des flux financiers jugés irréguliers et injustifiés.
Plusieurs mois de procédure
Cette condamnation intervient après plusieurs mois de procédure, marqués par des débats tendus sur les motivations réelles de l’action judiciaire, certains y voyant un règlement de comptes politique dans un contexte de tensions persistantes entre le pouvoir et les anciens proches de Guillaume Soro.
Il faut rappeler qu’en juin 2021, Souleymane Kamagaté avait déjà été condamné à vingt ans de prison pour « complot » et « tentative d’atteinte à l’autorité de l’État », aux côtés d’autres figures de la galaxie Soro
Toutefois, dans une volonté affichée de décrispation politique, le président de la République Alassane Ouattara a récemment accordé une grâce présidentielle à 51 personnes, civiles et militaires, condamnées pour des faits liés aux crises post-électorales ou pour atteinte à la sûreté de l’État.
Parmi les bénéficiaires figurent des anciens hauts gradés du régime Gbagbo, comme Dogbo Blé Bruno ou Gnatoa Katet Paulin, mais aussi deux proches de Guillaume Soro : Kassé Kouamé Jean Baptiste et Koné Kamaraté Souleymane. Cette nouvelle condamnation de Soul To Soul pourrait toutefois relancer les débats autour de la réconciliation nationale et du traitement judiciaire réservé aux figures de l’opposition.


