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Législatives 2025: Blé Goudé réclame la dissolution de la CEI, Le COJEP entre dans la course

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé, a annoncé, dimanche 9 novembre 2025, la participation de son parti aux élections législatives prévues pour le 27 décembre prochain. Une décision assortie d’un appel fort : la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI).

Réunis à l’hôtel Belle Côte, à Cocody, les membres du conseil politique extraordinaire du COJEP ont répondu à la convocation de leur président. L’objectif : dresser le bilan de la dernière élection présidentielle et tracer la voie de la participation du parti aux législatives à venir.

Le COJEP entre dans la course
Après son absence constatée à la présidentielle d’octobre 2025, la question de la participation du COJEP aux législatives demeurait en suspens. Elle ne l’est plus.

Et je le dis avec force : l’espérance ne meurt jamais. Fidèle à notre foi dans la force du vote, j’annonce solennellement que le COJEP participera pleinement aux prochaines législatives
« Et je le dis avec force : l’espérance ne meurt jamais. Fidèle à notre foi dans la force du vote, j’annonce solennellement que le COJEP participera pleinement aux prochaines législatives. L’histoire continue, et elle finira par donner raison à ceux qui aiment leur pays plus qu’eux-mêmes », a déclaré Charles Blé Goudé, sous les applaudissements de ses partisans.

Empêché de se présenter en raison de sa condamnation à 20 ans de prison assortie d’une privation de ses droits civiques, Charles Blé Goudé sera représenté à Guiberoua par Me Ouraga, candidat du COJEP. Le parti a cependant décidé de ne pas présenter de candidat à Yopougon.

Une CEI à réformer
S’il prend part au examen, le COJEP ne cache pas sa défiance envers l’actuelle Commission électorale indépendante. Pour Blé Goudé, la CEI ne garantit plus la confiance des Ivoiriens. « Nous exigeons la dissolution de la Commission électorale indépendante afin de la remplacer par un organe capable de tourner la page des crises postélectorales et de restaurer la confiance entre les Ivoiriens et le système électoral », a-t-il plaidé.

Le président du COJEP a également énoncé les déséquilibres financiers des campagnes électorales, qui ont identifié selon lui les candidats fortunés au détriment de ceux porteurs d’idées novatrices.

« Le COJEP propose une loi d’encadrement des budgets de campagne pour garantir une compétition équitable. Même un pauvre peut avoir un bon projet de société pour son pays. » Il a également suggéré que les perdiems des représentants des candidats dans les bureaux de vote soient pris en charge par l’État.

Une « victoire rapportée » à la présidentielle
Revenant sur la candidature de Simone Ehivet Gbagbo, soutenue par le COJEP lors de la dernière présidentielle, Blé Goudé a rejeté toute idée d’échec.

« À travers la candidature du Dr Simone Ehivet Gbagbo, nous avons voulu faire entendre la voix d’un autre parti des Ivoiriens aspirant à l’alternance. Pour certains, ce résultat est un échec. Pourtant, non ! Ce n’est qu’une victoire rapportée. »

Le leader du COJEP a salué « le courage des militants » qui, malgré les intimidations et la peur, ont choisi la voie du bulletin plutôt que celle des armes. « Aucune ambition politique ne vaut la perte d’une vie humaine. »

Main tendue au président Ouattara
Dans une ton d’apaisement, Charles Blé Goudé a exprimé ses félicitations au président Alassane Ouattara, vainqueur déclaré de la présidentielle d’octobre 2025, tout en lui soumettant une requête :

« En sa qualité de président de tous les Ivoiriens, même de ceux qui ne lui ont pas accordé leurs suffrages, nous lui exigeons sa clémence pour nos sœurs et frères emprisonnés à la suite des manifestations liées à la présidentielle. »

Enfin, le président du COJEP a tenu à démentir les rumeurs selon lesquelles il se réjouirait de l’arrestation de Damana Pickass, cadre du PPACI, dans une vidéo devenue virale. « Cette vidéo est ancienne. Je ne peux pas me réjouir de la détention de quiconque. J’ai fait la prison douze fois, dont une à la CPI. Je sais ce que cela représente. » Pour Charles Blé Goudé, la politique doit se faire « avec élégance », dans le respect de la dignité humaine.

 

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