
La rencontre a réuni plusieurs personnalités de premier plan : le Ministre d’État, Kobenan Kouassi Adjoumani, parrain de la cérémonie, le Ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, président de la cérémonie, ainsi que l’honorable Me Méïté Ben Abdoulaye, représentant le Président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo. Le Secrétaire général du FDFP, Dr N’dri Philippe, et le président du GEPCI, Zohoré Lassane, ont également pris part à l’événement.
Objectif du séminaire
Le séminaire, prévu sur deux jours (du 16 au 17 septembre 2025), a pour objectif de renforcer les capacités techniques et éditoriales des journalistes et éditeurs, tout en consolidant la viabilité économique de leurs entreprises de presse. En filigrane, il s’agit surtout de prévenir les risques de désinformation, de manipulation et de discours haineux qui pourraient fragiliser la cohésion nationale à l’approche d’une échéance électorale sensible.
Dans son intervention, Zohoré Lassane, président du GEPCI, a insisté sur la responsabilité historique qui incombe aux médias dans ce contexte. Pour lui, soutenir la presse revient à soutenir la démocratie elle-même. « Chaque mot que nous produisons peut adhérer ou enflammer. Chaque image que nous diffusons peut rassembler ou diviser. Chaque titre que nous choisissons peut construire ou diminuer », a-t-il averti.
Demain, l’histoire devra dire que la presse a protégé la démocratie et non la guerre
Il a rappelé que la presse ne doit pas être un simple relais de rumeurs, mais plutôt « un phare dans la nuit » et « un filtre » face aux multiples dérives de l’espace public. « Demain, l’histoire devra dire que la presse a protégé la démocratie et non la guerre », a-t-il lancé, exhortant ses confrères à faire de la vérité et de l’éthique des armes de paix.
Le Secrétaire général du FDFP, Dr N’dri Philippe, a rappelé que le Président de la République, Alassane Ouattara, a fait de la formation professionnelle un pilier central de son projet de société « La Côte d’Ivoire solidaire ». Convaincu que paix et développement reposent sur le renforcement des compétences, il a placé l’éducation et la formation au cœur des priorités nationales.
Un programme financé à hauteur de 21 millions
Dans ce cadre, le programme IFEG, financé par le FDFP à hauteur de 21 millions de FCFA, vise directement les 132 bénéficiaires de la formation. « Votre rôle, chers journalistes, est crucial. Chaque article, chaque reportage, chaque image contribue à construire soit la cohésion, soit la division », a déclaré Dr N’dri, en appelant les participants à s’approprier pleinement cette opportunité.
Le SG du FDFP, Dr Philippe N’driLe SG du FDFP, Dr Philippe N’dri
Il a également souligné que l’éthique journalistique dépasse la simple pratique professionnelle. Elle constitue un véritable service rendu à la démocratie, en ce qu’elle permet de renforcer la confiance du public envers les institutions et les médias eux-mêmes.
La presse éclaire le débat public, interpelle les consciences et participe à la construction d’une citoyenneté responsable
Le Ministre d’État, Kobenan Kouassi Adjoumani, parrain de la cérémonie, a salué l’engagement du GEPCI et du FDFP dans cette initiative. Pour lui, la presse joue un rôle central dans toute société libre et équitable : elle éclaire le débat public, interpelle les consciences et participe à la construction d’une citoyenneté responsable.
Cependant, il a tenu à rappeler que cette mission doit impérativement s’exercer dans un cadre éthique, professionnel et durable. C’est pourquoi il a insisté sur la nécessité de renforcer la structuration des entreprises de presse afin d’assurer leur indépendance et leur pérennité. « La question durable des entreprises de presse est une condition sine qua non de leur indépendance », a-t-il affirmé.
L’impact positif des formations
Le ministre a par ailleurs relevé l’impact positif des formations déjà menées auprès des correspondants régionaux, notamment celle organisée à Yamoussoukro le 8 septembre dernier. Les retours obtenus témoignent, selon lui, de la pertinence de la démarche et de la volonté des acteurs de terrain d’élever les standards de la presse nationale.
Au-delà des discours, la cérémonie du 16 septembre a mis en lumière un consensus : les médias ivoiriens ont un rôle déterminant à jouer pour garantir une présidentielle apaisée. Ils ne sont pas de simples spectateurs, mais des acteurs qui, par leurs choix éditoriaux, influencent directement l’opinion publique et la stabilité du pays.
Cette formation vise à doter les journalistes d’outils et de compétences pour traiter l’information de manière rigoureuse, équilibrée et constructive
La formation engagée par le FDFP et le GEPCI se veut donc une réponse concrète aux défis de l’heure. Elle vise à doter les journalistes d’outils et de compétences pour traiter l’information de manière rigoureuse, équilibrée et constructive.
À l’approche du scrutin du 25 octobre 2025, la Côte d’Ivoire veut éviter les tensions qui ont parfois entaché ses précédentes échéances électorales. La formation des 132 professionnels des médias apparaît ainsi comme un investissement stratégique pour préserver la paix sociale et renforcer la démocratie.
Journalistes ivoiriens : de véritables garants d’une présidentielle apaisée
En s’armant de rigueur, d’éthique et de professionnalisme, les journalistes ivoiriens sont appelés à devenir les véritables garants d’une présidentielle apaisée. « Formons-nous, renforçons-nous et faisons de notre métier un bouclier pour la nation », a martelé Zohoré Lassane.
Le pari est clair : faire de la presse non pas un facteur de division, mais une boussole pour la nation.


