05212022Headline:

Tunisie : huit mois après le 25-Juillet, Rached Ghannouchi se rebiffe

À l’initiative du chef d’Ennahdha, l’Assemblée, gelée depuis le 25 juillet, tiendra une séance plénière ce 30 mars. Une décision qui promet de cliver encore un peu plus l’opinion.

Gelé depuis le 25 juillet et la prise en main des pouvoirs par le président Kaïs Saïed, le Parlement tunisien semblait avoir acté sa mise à l’écart. Mais c’était compter sans la ténacité de certains partis, dont Ennahdha, qui, comme d’autres formations de l’hémicycle, a estimé que la décision présidentielle contrevenait à la Constitution.

Résultat, après près de huit mois de silence, Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha, réendosse son costume de président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et réunit le bureau exécutif pour convoquer deux plénières, le 30 mars et le 2 avril.

À défaut de pouvoir se dérouler dans l’hémicycle du Bardo, placé sous bonne garde depuis le 25 juillet, ces réunions, en conformité avec le règlement intérieur de l’ARP, se tiendront à distance, comme cela a été l’usage durant la pandémie de Covid-19.

Ordre du jour de la première plénière : la fin des mesures exceptionnelles et l’annulation des décrets pris depuis le 25 juillet. La seconde plénière examinera la situation économique et financière du pays.

Certains estiment que la manœuvre de Rached Ghannouchi a le mérite de poser le problème de la légitimité des initiatives prises par Kaïs Saïed. Les paris sur la présence en plénière sont lancés, mais déjà, Nabil Hajji, député du Courant démocrate, entend exercer ses prérogatives d’élu. Tous n’en feront pas de même : certains boycottent et d’autres se rangent du côté de Kaïs Saïed.

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