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A Memni: La Paroisse-Sanctuaire Saint Joseph à prié pour la Côte d’Ivoire

À Memni, plusieurs dizaines de fidèles ont intentionnellement prié pour des élections apaisées au sanctuaire Saint-Joseph. Le premier Sanctuaire de, fondé depuis 1895 à Memni (Alépé), se fait mien l’intercession auprès du Seigneur pour des élections sans grabuge.
D’une même foi, des fidèles devenus de plus d’Abidjan et de plusieurs autres villes et villages environnants, ont présenté au Seigneur leur offrande, leur intention et leur prière à travers une veillée dans l’arène de la Paroisse-Sanctuaire . Dans l’intimité du Christ et à l’intention de son père adoptif, le Père-Curé Léonce Monné Okoin a fait communier d’épitre en épitre avec les fidèles durant la nuit du vendredi 10 au samedi 11 octobre 2025.

Le berceau de la chrétienneté ivoirienne intercède
Au moment où la Côte d’Ivoire bat son plein pour la campagne électorale de l’élection présidentielle du 25 octobre prochain. A Memni, des fidèles étaient au sanctuaire Saint-Joseph, rassemblés pour implorer la paix à l’approche de l’ élection présidentielle . Manifestation spirituelle sous la direction du Père Léon Monné Okoin, curé de la paroisse, la communauté catholique a présenté ses offrandes au Seigneur dans l’arène du sanctuaire.

Se mettre en condition pour obtenir l’indulgence
Le Père-Curé de la Paroisse-sanctuaire, a détaillé aux fidèles les conditions nécessaires pour obtenir l’indulgence durant cette » particulière. « Il faut d’abord désirer l’indulgence dans son cœur », at-il expliqué devant l’assemblée. Le processus comprend plusieurs étapes : la confession, la participation au pèlerinage à Saint-Joseph, la demande d’une messe, la communion spirituelle pour ceux qui ne peuvent communier, une offrande volontaire, et enfin la prière pour les intentions du Saint-Père. Pour faciliter les confessions, des feuilles ont été distribuées aux fidèles pour qu’ils puissent écrire leurs péchés avant de se présenter devant les prêtres. « La confession n’est pas une écoute spirituelle, c’est venir dire ses péchés et les regretter », a rappelé le Curé.

Un message pour restaurer la nation
La prédication du soir, Pascal Kouakou, un des orateurs, a porté sur un message tiré des Chroniques : « Si mon peuple sur qui est développé mon nom s’humilie, prie, et recherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ». L’orateur note la responsabilité du peuple de Dieu dans la situation du pays. « Ce n’est pas les persécuteurs de cette nation que Dieu regarde, c’est son peuple », at-il martelé. Selon lui, la solution aux problèmes de la Côte d’Ivoire passe par une transformation des cœurs des croyants. « L’Église est la lumière du monde comme le Christ. Où est passé notre éclat ? », s’est-il réuni, appelant les chrétiens à incarner les valeurs évangéliques dans tous les aspects de la vie sociale et économique.

Appel à la repentance et à la restauration nationale
Pour pasteur Pascal Kouamé : Nous sommes rassemblés ici aujourd’hui pour un temps de prière et d’intercession stratégique pour notre nation. Ce moment nous est donné pour faciliter notre organisation spirituelle et porter notre pays aux pieds de notre Seigneur Jésus-Christ. Nous acclamerons le Seigneur pour Sa vie et Sa bonté. Nous Lui rendrons toute la gloire, car c’est en Son nom que nous nous réunissons. Pendant que nous célébrons, nous proclamons la seigneurie de Jésus-Christ sur cette nation et prions pour la restauration de notre relation avec Lui. Notre fondement est la Parole de Dieu, notamment 2 Chroniques 7:14 qui déclare :

« Si mon peuple sur qui est expérimenter mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. »
Et d’ajouter : Ce verset nous interpelle profondément. Dieu ne regarde pas d’abord les persécuteurs ou les politiciens ; Il considère Son peuple. L’état de notre nation est souvent le reflet de l’état de Son Église. Si le pays va mal, c’est peut-être parce que le peuple de Dieu a un déficit de sainteté, d’amour et d’intégrité. Nous, le peuple de Dieu, sommes la lumière du monde et le sel de la terre. Mais où est passée notre lumière ? Où est notre amour et notre miséricorde ? Trop souvent, nous nous comportons comme le monde : nous critiquons, nous favorisons l’injustice dans nos entreprises, nous fermons nos mains à ceux qui souffrent, nous nous engageons dans la corruption. Nous sommes devenus compromis, recherchant nos propres intérêts au lieu d’être des canaux de bénédiction.

Le problème n’est pas seulement ” là-bas ” ; il est ici, parmi nous. C’est notre cœur qui a besoin d’être examiné. Lorsque l’Église est malade, le pays souffre. Nous avons besoin d’une remise en cause collective. Nous devons nous humilier, prier, chercher la face de Dieu et nous détourner de nos mauvaises voies. Alors, et seulement alors, Dieu entendra nos prières, pardonnera nos péchés et guérira notre pays. La solution commence par nous. Nous devons retrouver notre positionnement en Christ, laisser Sa lumière briller à nouveau à travers nous pour transformer nos familles, nos lieux de travail et notre nation.

Nous prions pour un réveil spirituel authentique. Nous proclamons que la volonté parfaite de Dieu s’accomplisse dans tous les domaines de cette nation : l’économie, la justice, l’éducation, la jeunesse et le leadership. Que Jésus-Christ représente Sa place centrale dans les cœurs et dans la sphère publique. Que cette nuit d’intercession marque un nouveau départ. Que chacun de nous retrouve un feu nouveau pour la présence de Dieu, un amour renouvelé pour Sa Parole et un engagement sans faille à être un agent de Sa paix et de Sa restauration.

La mobilisation pour la paix électorale
Cette veillée de prière, qui en est à sa deuxième édition après celle de novembre 2020, renouvelle l’engagement catholique pour des élections assorties. Les organisateurs, issus de la communauté catholique de l’INP-HB de Yamoussoukro, ont voulu répondre à ce qu’ils perçoivent comme une convocation divine. « Nous sommes là simplement parce que Dieu nous a invités », a affirmé l’un des prédicateurs. « Ce que Dieu a prévu de faire, il nous a convoqués pour que nous soyons ses collaborateurs ». Tout au long de la nuit, les prières et les chapelets se sont succédé pour demander la paix pendant la période électorale.

Les fidèles ont particulièrement imploré l’Esprit Saint pour qu’il guide les responsables de l’organisation du contrôle vers « l’action juste et transparente ». La veillée s’est poursuivie jusqu’au matin, ponctuée par des temps d’adoration et de louange. Les confessions se sont poursuivies derrière auprès de la grotte du sanctuaire, permettant à chacun de se réconcilier avec Dieu et avec ses frères. Cette initiative religieuse témoigne de l’engagement des communautés chrétiennes pour une résolution pacifique des différends politiques, dans un pays qui garde encore en mémoire les crises post-électorales des années passées.

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