Le cardinal béninois Bernardin Gantin, en route pour devenir bienheureux. Lazio en Italie et Cotonou, deux diocèses où il a servi, sont favorables à sa béatification en vue d’une canonisation future. En session plénière en fin de semaine dernière, la conférence épiscopale du Bénin demande de prier pour l’aboutissement de ce projet.
Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan
Le cardinal Bernardin Gantin est né en 1922 au Bénin et il est décédé le 13 mai en 2008 à Paris. Il fut un grand serviteur de l’Église catholique avec une longue carrière au Vatican. La bonne nouvelle arrive donc 17 ans après son décès. Le Père Anicet Gnanvi, directeur de communication de la conférence épiscopale du Bénin fait remarquer qu’on ne se précipite pas pour ouvrir une cause de canonisation.
Il faut travailler en amont pour présenter un bon dossier. « Le postulateur, qui est le secrétaire du cardinal pendant plusieurs années, a fait un travail de fond d’abord pour rassembler les pièces convaincantes. Une fois que la cause est formulée, il faut un avis favorable. Ce n’est que maintenant que nous avons reçu l’avis favorable pour la poursuite du dossier. Tout vient de s’ouvrir, tout vient de commencer », dit le père Anicet Gnanvi.
Un cardinal très aimé et respecté au Bénin
Après l’avis favorable, s’ouvre l’étape du recensement de ses miracles. L’Église béninoise a édité une prière spéciale pour obtenir des grâces et des miracles par l’intercession du cardinal défunt. Il a eu une longue carrière dans la curie romaine, préfet de la Congrégation pour les évêques et doyen du collège des cardinaux.
Les paroisses béninoises sont entrées depuis l’annonce dans une dynamique d’animation et de prières pour l’aboutissement du processus. Les béninois étaient très fiers, il était aimé et très respecté. L’aéroport international de Cotonou porte son nom.
Le cardinal béninois Bernardin Gantin repose dans la chapelle du grand séminaire Saint-Gall de Ouidah, là où il a été formé prêtre.



