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France: 72 volontaires participeront à l’essai du vaccin contre le VIH “CD40.HIVRI.Env”

Déjà 40 ans que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) a été découvert et à l’heure actuelle il n’existe aucun traitement capable de guérir du virus. Cependant, depuis plusieurs années et dans le monde entier, des chercheurs ne cessent d’avancer sur la découverte d’un traitement définitif contre Sida. Cela a été le cas pour deux patients. Le “patient de Londres” qui, en juillet 2020, était en rémission depuis 30 mois et ne présentait aucune trace du VIH dans son organisme après une greffe de cellules souches hématopoïétiques, de même pour le “patient de Berlin”.

Un essai vaccinal contre le VIH va bientôt être lancé en France

En France, le Vaccine Research Institute, l’Inserm, l’ANRS et l’Université Paris-Est Créteil vont lancer courant avril, un essai vaccinal visant à développer un vaccin préventif contre le VIH. Au total, plus de 72 volontaires vont participer à cet essai.

Technologie innovante
Selon les chiffres communiqués par l’Organisation Mondiale de la Santé, en 2019, plus de 1,7 millions de personnes ont été contaminées par le VIH. Au total, ce sont plus de 38 millions de personnes qui vivent avec ce virus dans le monde. Et pour donner une lueur d’espoir à ces malades, un vaccin va bientôt être testé en France.

En effet, un vaccin pas comme les autres va entrer en phase de test. Nommé “CD40.HIVRI.Env”, il a pour particularité de s’attaquer directement aux cellules responsables du VIH, les cellules dendritiques. Il repose sur l’injection d’anticorps monoclonaux, “afin de diriger la réponse contre le VIH exactement au niveau des cellules les plus importantes pour l’éducation et l’activation du système immunitaire, c’est-à-dire les cellules dendritiques” explique le Pr. Yves Lévy, directeur du VRI.

Les anticorps monoclonaux sont présents dans les vaccins. Il s’agit de “protéines fabriquées par les cellules du système immunitaire. Les anticorps monoclonaux sont des anticorps fabriqués en laboratoire à partir d’un clone de cellule. Ils ont la capacité de reconnaître et de cibler spécifiquement certaines cellules” rappelle l’Inserm.

Pour cet essai vaccinal, il s’agit d’une protéine de l’enveloppe du VIH qui a été fixée sur les anticorps monoclonaux du candidat vaccin. Ainsi, “le système immunitaire doit apprendre à reconnaître cette protéine, pour neutraliser le virus” affirme l’Inserm.

Des volontaires
Pour voir le jour, le VRI recherche 72 volontaires âgés entre 18 et 65 ans. L’essai de la phase I a pour but d’évaluer la non-toxicité du vaccin. Cette phase sera menée en “double aveugle” affirme l’Inserm. C’est-à-dire qu’une partie des volontaires recevra le vaccin, l’autre, se verra injecter un placebo. L’essai vaccinal se déroulera sur 12 mois, comprenant 8 visites à l’hôpital, toutes indemnisées.

maxisciences

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