06172026Headline:

Côte d’Ivoire : Un conflit foncier tragique à Bogouiné fait une victime et plonge le village dans la tension

 Tragédie à Guingouiné : un jeune planteur tué dans un conflit foncier

Kpan Gueu Jocelyn, un jeune planteur de Guingouiné, un village de la sous-préfecture de Bogouiné (Logoualé), a été brutalement assassiné à la machette. Son corps a été découvert le lundi 23 septembre 2024, marquant un tournant tragique dans un violent conflit foncier qui secoue actuellement la région. Ce drame a plongé Guingouiné, traditionnellement paisible, dans une atmosphère de tension intense, mettant en lumière des rivalités déjà existantes entre les différentes communautés.

 Découverte macabre et réactions immédiates

La victime, âgée d’une quarantaine d’années, a été inhumée le jour même de son décès, laissant derrière elle une femme et deux enfants. Des témoins rapportent qu’il avait reçu des menaces régulières avant cette tragédie, qui résulte d’un conflit de longue date entre les autochtones Yacouba et les allogènes Lobi Burkinabè. L’assassinat de Kpan Jocelyn a suscité l’indignation parmi les jeunes de Guingouiné, qui se sont mobilisés pour venger leur compatriote. En réaction, de nombreuses familles allogènes ont pris la fuite, craignant des représailles et exacerbant ainsi l’instabilité du village.

Intervention des autorités locales

Face à cette escalade de violence, les autorités locales ont rapidement réagi. Le mardi 24 septembre 2024, une délégation dirigée par la sous-préfète de Bogouiné, Dahi Marcelle, et le vice-président du Conseil régional du Tonkpi, Woï Mela Gaston, s’est rendue sur place pour tenter de désamorcer les tensions. Parallèlement, un détachement de la gendarmerie de Man a été déployé à Guingouiné afin d’assurer la sécurité et de prévenir d’autres violences. Cette intervention sécuritaire s’avère cruciale pour restaurer un semblant de calme dans le village.

Les racines des conflits fonciers

Les tensions autour de l’accès à la terre sont fréquentes en Côte d’Ivoire, surtout dans les zones rurales comme Bogouiné. La concurrence pour des ressources devenues rares et précieuses alimente les conflits, en particulier entre les autochtones et les communautés allogènes. Les migrants, souvent venus d’autres régions, revendiquent des droits sur les terres qu’ils cultivent, ce qui entraîne des frictions avec les habitants qui voient ces terres comme un patrimoine ancestral. Avec l’augmentation de la pression démographique et la demande croissante pour des terres agricoles, ces conflits semblent s’intensifier.

 Vers une solution durable

Pour prévenir de tels drames à l’avenir, il est essentiel que les autorités locales et nationales intensifient leurs efforts pour favoriser la paix et la coexistence harmonieuse entre les différentes communautés. La mise en place de dialogues communautaires et de dispositifs juridiques adaptés pourrait offrir des solutions équitables et transparentes pour résoudre les différends fonciers.

En attendant, Guingouiné reste sous haute surveillance, avec l’espoir que la paix puisse rapidement revenir dans ce village meurtri par la violence foncière.

What Next?

Recent Articles