07022022Headline:

La France s’apprête à restituer le tambour parleur des Atchans, après une restauration


C’est une pièce imposante et unique que la France va prochainement restituer à la Côte d’Ivoire, le Djidji Ayokwe, le tambour parleur du peuple Atchan. Une œuvre qui est actuellement dans les réserves du musée du quai Branly à Paris. le mercredi 25 mai, les autorités ivoiriennes représentées par la ministre de Culture, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France et la directrice du musée d’Abidjan, ont pu découvrir pour la première fois cette pièce de 3,31 mètres de long et qui pèse 430 kilos.

Direction le sous-sol, dans les réserves du musée du quai Branly. À l’arrivée du précieux tambour, silence et recueillement prédomine au moment de sa découverte. « C’est une très grande émotion. On est tous pris par ce grand moment », raconte Françoise Remarck, ministre ivoirienne de la Culture. « C’est quand même impressionnant, car ce tambour a été au centre de la culture de notre peuple. Tout tournait autour de ce tambour, la religion, le système socio-politique », raconte le porte-parole des chefs de village Atchan, qui attend ce retour avec impatience.

Le Djidji Ayokwe est un tambour en fonte. Si l’objet est resté en bon état, le bois apparaît un peu usé au niveau de la base. Les équipes du musée ont donc proposé d’engager une restauration de l’objet : « Notre crainte première sur l’état structurel de cet objet, c’est sa perte de solidité. Ce qui rendrait son transport assez risqué et qui nécessiterait une consolidation à cœur de ses parties infestées, de même que des collages de certaines parties », détaille Stephanie Elarbi, du musée du quai Branly.

Des propositions de restauration acceptée ce mercredi par les parties ivoiriennes. Même si le porte-parole des chefs de village a une requête : « Après consultation de tous les chefs, ils ont souhaité qu’on ne touche pas à tout ce qui était coloration, car chaque pigmentation est liée à un culte, une pratique magico-religieuse ». Autre demande : les chefs Atchans veulent pouvoir venir « parler » avec l’objet, avant que ne soit engagée la restauration.

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