Dix migrants partis de Libye sont bloqués depuis plusieurs jours sur une plateforme gazière au large de la Tunisie après le naufrage de leur embarcation, selon l’ONG Sea-Watch.
Dix migrants se trouvent bloqués depuis quatre jours sur la plateforme gazière Miskar, située au large des côtes tunisiennes, après le naufrage de leur embarcation en Méditerranée centrale, selon des informations diffusées lundi par l’ONG allemande de secours en mer Sea-Watch. L’organisation affirme avoir alerté les autorités italiennes et maltaises afin qu’une opération de sauvetage soit engagée.
Selon les éléments communiqués par l’ONG, les migrants faisaient partie d’un groupe de 38 personnes ayant quitté la Libye à bord d’une embarcation de fortune dans l’espoir de rejoindre l’Italie. Leur traversée aurait tourné court après des difficultés en mer, conduisant les naufragés à se réfugier à proximité de la plateforme exploitée au large de la Tunisie. Les migrants auraient d’abord été recueillis par le navire marchand Maridive 208, qui naviguait dans la zone.
Toujours selon Sea-Watch, 28 personnes auraient été prises en charge par la marine tunisienne et ramenées à terre, tandis que dix autres auraient été transférées sur la plateforme gazière, où elles se trouvent encore. L’ONG indique ne pas disposer d’informations précises sur l’identité, la nationalité ou le genre des personnes concernées.
Les migrants recevraient de la nourriture et de l’eau, selon des informations relayées par un responsable des approvisionnements de la plateforme, mais ces éléments n’ont pas pu être confirmés de manière indépendante, précise Sea-Watch. L’organisation souligne également que les conditions météorologiques en Méditerranée centrale restent difficiles, ce qui pourrait compliquer la situation des personnes présentes sur la structure offshore.
Face à cette situation, l’ONG affirme avoir contacté les autorités italiennes et maltaises afin qu’une opération de secours soit organisée. Selon Sea-Watch, un navire des garde-côtes italiens pourrait atteindre la zone en environ sept heures, mais aucune intervention n’avait été annoncée au moment de sa dernière communication.
La plateforme de Miskar, située à proximité de la limite des zones de recherche et de sauvetage tunisienne et maltaise, a déjà été le théâtre d’épisodes similaires ces dernières années. En mars 2025, l’ONG Sea-Watch avait indiqué que 32 migrants y avaient été secourus après y être restés bloqués plusieurs jours. D’autres incidents comparables ont également été signalés en 2024, impliquant des opérations de secours menées par des ONG ou par les autorités tunisiennes.



