05212022Headline:

CAN Côte d’Ivoire 2023 : La Chronique de Fernand Dédeh

Le Secrétaire général de la confédération africaine de football, Vérone Musengo a mis les autorités ivoiriennes à l’aise: comme les agences internationales de notation, il a attribué une note à la Côte d’Ivoire que seuls les spécialistes comprennent: BBB. Le peuple lui, est comme St Thomas: il croit en ce qu’il voit. Il veut sa CAN, il veut ses infrastructures. Il veut voir les travaux achevés dans les délais…
C’est le plus Ivoirien des habitants de Nabatieh, au Liban, Nasser El Fadel qui m’a soufflé l’analyse. En Côte d’Ivoire, il y a trois groupes de personnes qui observent la coupe d’Afrique des nations
Le premier groupe est constitué d’Ivoiriens et d’Ivoiriennes qui voient la CAN comme une manne pour se remplir les poches, s’enrichir
Le deuxième groupe ne veut pas la CAN se tienne « pour emmerder le pouvoir en place »
Le troisième groupe tient absolument que la CAN aboutisse.
La visite de 72 h de la délégation de la CAF en Côte d’Ivoire a mis les trois entités à équidistance: « Pas totalement acquis, des efforts à faire, peut mieux faire. Accélérer les travaux». Chacun y a trouvé son compte.
Le discours de Vérone Musengo est comme celui d’un médecin qui traite un grand malade: plus il prescrit des antibiotiques, plus il dit: « ça va, vous allez y arriver. Mais vous devez rester en observation. Vous devez poursuivre le traitement ». Plus totalement malade, ni totalement guéri. Mais l’espoir est grand. Le malade doit être discipliné, respecter les prescriptions et rester focus, concentré et aller à l’essentiel. Pour s’en sortir. La balle est dans son camp. La balle est dans le camp de la Côte d’Ivoire.
« Ce que je puis dire, c’est que la Côte d’Ivoire sera une référence pour les prochaines éditions. Et la réussite de la Côte d’Ivoire sera celle de tout le continent. Avec les villages CAN et les stades que j’ai visités, les Ivoiriens ont mis la barre haut ». Déclaration du Secrétaire général de la CAF à la sortie de l’audience avec le Premier ministre, Patrick Achi. Il y a tout dans cette phrase: premières impressions, bonnes, pressions douces, incitation à placer la barre haut, accélération des travaux, sortir des petites contradictions et incompréhensions. Quand un diplomate parle, il faut toujours chercher et saisir les non-dits.
C’est le Président Henri Konan Bédié qui avait dit « Oui, nous le pouvons! ». Laurent Gbagbo, « La Côte d’Ivoire is back ». Alassane Ouattara: « Quand Ouattara dit, Ouattara fait ». Le tout, avec « le don de soi » du père fondateur et « le bon ton » de Papa Roméo. Ensemble, nous y arriverons!

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